+ noël

Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans. Comment on devient sportif sur le tard ? Lire ici.
Ce blog est destiné à vous faire découvrir, petit à petit, mon parcours de "sportif", depuis août 2008 et mon plus gros défi à l'époque : UTMB (CCC), 98 km autour du Mont Blanc. Ce qui m'a donné l'envie de partager mes impressions.
2010 = 10 années de courses à pied. Découvrez la rétrospective dans le détail ici.

N'hésitez pas à me rendre visite régulièrement et me laisser vos commentaires. Merci.
Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

" Un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. Un optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté "
"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"
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mercredi 9 septembre 2015

• Ultra Trail du Mont-Blanc : CCC


 http://www.ultratrailmb.com
Vendredi 28 et samedi 29 août 2015
CCC : Courmayeur (It) - Champex (Suiss) - Chamonix (F)
101 km - 6100mD+



Nous voilà au pied de notre défi de l'année, après 3 ans d'attente (2 fois recalés au tirage au sort et repris d'office la 3e année). Pour Céline, c'est une première, en distance et en temps en montagne. Pour ma part, ce sera  ma 5e venue à cet Ultra Trail ! (CCC en 2008 et 2009, TDS avortée en 2010 et UTMB perturbé en 2011)

Beaucoup d'inconnues pour ce défi, dont on a essayé de dégrossir lors de notre reconnaissance en juillet dernier. La météo était bonne, chaude même. On espère en avoir tout autant en cette période. Nous scrutons jour après jour les bulletins météo, et une petite semaine avant l'événement les prévisions sont plutôt optimistes : il fera beau et chaud !! Mais pas trop chaud non plus, sinon gare aux "coups de chaleur" comme en Ardèche en juin dernier...

Arrivés sur place mercredi soir, le premier stress commence à l'hôtel : notre réservation n'est pas prise en compte...L'employée s'est trompée et nous a inscrits en...juillet ! Mince !!
"Mais ne vous tracassez pas, on va trouver une solution", nous rassure le patron derrière le comptoir d'accueil.
Par chance, un des appartements s'est libéré suite au désistement d'un coureur blessé et nous pouvons profiter des chambres mises à notre disposition. OUF !!!

Jeudi 27.
Le soleil chauffe dès les premières lueurs. L'objectif du jour est le retrait des dossards, visualiser l'aire d'arrivée, et ...se reposer. Côté dossards, c'est du sérieux : il faut prouver son identité, suivre la procédure indiquée, montrer une partie du matériel obligatoire (déterminée aléatoirement par ordinateur), puis recevoir son sac d'allègement de course, le t-shirt souvenir, le bracelet d'accès aux différents ravitos, la puce sur le sac en ordre et enfin le précieux sésame : le dossard !!






montrer le matériel indiqué...


déjà fière !


précieux sésames.

On nous a mis en garde contre la météo qui s'annonce caniculaire, mais aucune modification quant au contenu du sac (on doit malgré tout conserver les gants, le bonnet, le sur-pantalon, le t-shirt chaud, le collant long...), au cas où....Il est vrai qu'en montagne la météo peut très vite changer, j'en ai déjà fait les frais....
Un petit tour dans le village trail où nous sont proposé plein d'autres idées d'aventures.... Terminons déjà celle-ci, il sera encore temps de réfléchir ensuite ;-)


Ne reste plus qu'à déterminer l'endroit où caser la voiture le vendredi matin à Chamonix. Si des facilités de déplacement sont bien mises en place dans la vallée (transports en communs gratuits avec la carte d'hôte), il n'y a malheureusement rien avant 07h00 au passage aux Houches, alors que nous devons embarquer à 07h15 à Chamonix pour Courmayeur. Trop juste....Je décide donc d'aller reconnaître les lieux en soirée. Ce qui permit de nous rassurer et de dormir tranquille.

Vendredi 28.
Après une nuit relativement paisible, petit-déj à 06h00. Ensuite direction Cham et caser la voiture à l'endroit repéré, à 200 m de l'embarquement, ça roule !! Dans un des nombreux bus en direction de Courmayeur (Italie), via le tunnel sous le Mont-Blanc, vers le départ de notre course. Il fait très doux et cela va chauffer....





Petite surprise sur l'aire de départ : nous sommes cantonnés par boxes en fonction de notre numéro de dossard, correspondant aux vagues de départ (3 en fait) qui éviteront les traditionnels bouchons ! Mince, Céline a le 4683 et moi le 5656, la séparation est à 5000. Cela vaut dire que nous ne partirions pas ensemble...pfffff ! Délicat de se rejoindre ensuite.... Qu'importe, je fais mine de rien, j'entre dans le bon box et délicatement je rejoins Céline dans le sien. Je me rends compte par après que je suis loin d'être le seul à l'avoir fait....




Autre surprise : sur l'aire de départ, des contrôleurs vérifient au hasard le contenu obligatoire de certains sacs. Et apparemment, des pénalités tombent déjà....

On se rappelle notre objectif : arriver au bout, en relativement bonne forme, dans les temps et si possible ensemble. Tout en étant conscient que plein de choses peuvent arriver, mais il ne faut pas y penser.

Mais l'heure approche et la tension monte : les 3 hymnes nationaux, le petit mot de l'organisatrice, Mme Poletti, quelques dernières recommandations....et des frissons nous envahissent.
09h00 : départ de la première vague, juste devant nous.




Pour la première fois, nous nous retrouvons quasi en première ligne d'un départ , pour la seconde vague à 09h10'.
Cette fois, c'est bien parti pour un périple d'un peu plus de 100 km, 6100 m d'ascension cumulée et autant de descente, de l'Italie vers la France en passant par la Suisse..


D'abord une belle boucle dans Courmayeur, sous les applaudissements et les encouragements du public nombreux. Sur route les 2 ou 3 premiers km, mais déjà en montée, avant d'aborder les choses plus sérieuses à l'entrée de la forêt.





Comme à chaque grande course étrangère, je cours avec le drapeau belge sur mon sac, ce qui me vaut bien souvent d'être "repéré". Et ça commence dès le premier petit chemin, avec le parisien qui avait abandonné au même endroit que nous sur la "Chaussée des Géants" en Ardèche en juin dernier. Puis, un Tournaisien qui a reconnu les "Trévires"...

Direction la "Tête de la Tronche" via le Col Sapin, soit une ascension de 1360m sur environ 10 km, du raide quoi ! Ce sera la plus haute et la plus longue de notre périple. Très vite le soleil tape dur, et si la première partie se fait sous couvert de la végétation, le reste est en terrain dégagé, en plein cagnard !!  De longs chapelets colorés de coureurs se dessinent dans des décors sublimes, dont j'essaie de profiter un maximum.



Ah, soudain, un petit bouchon à l'aborde d'un passage plus délicat, avant une petite relance en descente....Plus loin, nous côtoyons un troupeau de moutons avec ses "patous". C'est ça aussi la montagne....Difficile de se positionner, il semble qu'il y ait autant de coureurs devant nous que derrière...















 Passage au col Sapin, on souffle 2 minutes, le temps de sortir ma casquette et me protéger de ce soleil éclatant. Dernière grimpette raide, soit 200m de Dénivelé positif (D+) encore à franchir.


 Nous atteignons le sommet après 02h48' de course. Les plus lents étaient estimés à 03h30, c'est bon !
la belle tête au sommet de la Tête de la Tronche !! :-)


On bascule sur l'autre versant, d'abord un peu technique sur 150-200m, puis c'est roulant quasi jusqu'à Bertone. On s'en donne à coeur joie, en doublant à qui mieux-mieux, et on se régale dans la dernière partie technique juste avant le premier ravitaillement (boisson).





C'est un peu la cohue, on ne s'attarde pas. On a 01h d'avance sur le temps le plus lent estimé. On contourne le refuge pour bifurquer à gauche l'autre côté, quasi en face de ceux qui arrivent (nombreux encore) derrière nous.

Pendant que Céline procède à un petit arrêt "technique", je l'attends et soudain...je ne sais ce qui me tombe dessus...j'ai les jambes qui tremblent et je vois presque des étoiles, pendant 2 ou 3 minutes...Bouhhhh... Coup de chaleur, coup de stress ??? Je ne sais, c'est la première fois qu'un tel truc m'arrive...
Je ne dis rien à Céline...Nous voilà reparti. Le terrain est plutôt roulant en légères "montagnes russes" jusqu'au prochain refuge Bonatti (15 km).




Mais après 2 ou 3 bornes, je sens bien que la forme me quitte...J'ai les jambes en coton et je peine à suivre ma compagne...Quelques km plus loin, vers le 20e (seulement...!!!), ce sont des alertes crampes dans les cuisses qui m'intriguent beaucoup. En lui signalant que nous allons un rien trop vite sur notre moyenne de course (et pourtant c'est tant mieux, c'est ça de pris... 4,8 km/h par rapport aux 4km/h pour terminer en 25h), je lui avoue mes petits (non, gros !!!) soucis, qui s'accentuent lors de notre montée vers Bonatti. Là, je suis obligé de me poser quelques longues minutes pour pouvoir redémarrer et me rafraîchir au maximum.





 Céline est en bonne forme, je la laisse alors filer vers Arnuva, le prochain gros ravitaillement.
Elle y arrivera bien avant moi (10min) et est prête à repartir lorsque j'arrive. Ma tête déconfite n'est pas pour la rassurer....Je lui conseille de partir et de faire sa course, on verra bien un peu plus tard.
Je suis fort inquiet pour la suite, mais je sais qu'en récupérant un peu ça peut passer ( pour l'avoir "testé" sur le dernier Ardennes Méga Trail lors de mon presque abandon...). Je décide de m'alimenter au mieux (mais n'ai pas envie...), me rafraîchir et reposer mes muscles, pendant au moins 20min.






 Là, c'est bon, il faut y aller....Le grand col Ferret, en plein cagnard (on doit frôler les 30°C), ce n'est pas une mince affaire !! Mon objectif : monter sans déclencher les crampes, et être à même de pouvoir courir sur l'autre versant vers La Fouly.





Je monte doucement, en effectuant 2 ou 3 courtes pauses et le sommet est atteint tant bien que mal. De plus, j’attrape une gêne au niveau du tendon d'Achille du pied droit; ça aussi, c'est nouveau !! Cela m'oblige à chaque fois de bien placer mon pied en montée, sinon ça lance. Décidément, ce ne sera pas chose facile !! Mais je suis un peu rassuré, ma moyenne (4,3 km/h) est stable tout comme mon avance sur la limite horaire (env 1h).









J'effectue une nouvelle petite pause au sommet en profitant du sublime paysage (2527m, frontière Suisse-Italie), avant de me lancer dans la longue descente (10km) assez roulante.


Dès les premières centaines de mètres, je sens que cela va bien, et je me lance dans une foulée contrôlée en dépassant de nombreux coureurs....Le plaisir revient !! Jusqu'après le petit ravito-éclair de La Peule, où ça bouchonne un peu plus, et je suis contraint de ralentir.



La Peule







Céline me contacte : "ça va ? Je suis à La Fouly...Je t'attends ??"
"Ça va mieux, je tiens la moyenne, mais ne m'attends pas, repars si tu es bien !"
Le dernier kilomètre avant d'atteindre la route redevient limite crampes, je lève le pied jusqu'au ravitaillement. Un public nombreux nous accueille...et même des compatriotes belges en vacances dans le coin !
La Fouly, 42 km et 09h29' de course. Il est 18h40 et la barrière est à 20h15.
Je suis rassuré. Je m'accorde 20 min de pause afin de repartir dans des conditions acceptables.




La suite est assez roulant (passages à Praz-de-Fort, Issert). Soudain, contrôle inopiné du dossard !! Ensuite ce sera la montée vers Champex, assez facile à gérer, avec plusieurs relances en palier, ça devrait aller; je suis assez confiant. De plus, nous sommes fin de journée, donc le gros coup de chaleur est derrière nous.Je trottine un maximum tant que le terrain le permet, tout en me ménageant. Il fait encore chaud courir, mais l'un ou l'autre ravitaillement improvisé par des riverains nous sont d'une aide précieuse. Ici une limonade bien fraîche, là un thé (eh non, pas de bière ....!), et entre les coups une petite fontaine qui tombe à pic.



Praz-de-Fort


Issert


J'attaque la montée  vers Champex à la tombée du jour. A mi-ascension, je m'équipe de la frontale. La montée se déroule bien, je gère au mieux le pied et les crampes sous-jacentes.
Il est 21h23 lorsque je pénètre sous le chapiteau du gros ravitaillement (oui, des pâtes !!), km 56, 12h12' de course.
Il y fait une chaleur moite avec une foule importante. C'est la mi-course et l'assistance y est autorisée. Ma seule assistance sera ma Céline, qui m'attend depuis quasi 1/2 heure et décide de repartir avec moi, préférant passer la nuit ensemble. Il me faudra encore 1/2h pour me retaper et faire le plein.







 Nous repartons avec 01h20 d'avance sur la barrière horaire, toujours dans notre vitesse moyenne. Juste à la sortie du chapiteau, contrôle du matériel obligatoire.
"Hep, le Belge, montre-nous ta veste avec capuche, ton portable, et ta seconde frontale !"
Pfffff, déballer le sac, remettre en ordre, ......mais ça fait partie du jeu !

La suite de la course m'est bien en tête, je suis serein et rassuré. Sauf gros souci, je nous vois déjà franchir la ligne d'arrivée.....Mais n'en parlons pas trop vite....
La montée suivante est l'une des plus dure et plus technique de la course : Bovine. Elle sera longue et assez dure, cette fois, pour Céline qui l'appréhendait. 2 petites pauses seront nécessaires, en laissant 2 "bus" nous doubler (un "bus" est un groupe de coureurs, dans notre jargon...).




Nous atteignons le passage du col dans un temps respectable, même si la moyenne commence à chuter un peu. Pas de panique.....Nous traversons Bovine (2050m) et ses bovins dans le noir total, sous un clair de lune bien sympa. La nuit est douce et étoilée.
Descente sur Trient, via le col de la Forclaz. Faite récemment en reconnaissance, Nous nous y lançons allègrement, avec de bonnes frontales, on peut se permettre de courir...et de rattraper et doubler nos "bus", ce qui prend un certain temps. Gare aux chutes...
La Forclaz, un palier roulant, nous apercevons Trient dans le fond; la descente est raide, mais praticable.
Trient, 72 km et 16h50 de course. Le plus gros est fait....Mon problème au pied ne s'amplifie pas, quant aux crampes, elles se font oublier. La confiance revient, et le plaisir aussi !
On ne traîne pas, seulement 15' d'arrêt. Un bon bouillon....

un peu de fatigue ...??



Ascension de l'avant-dernier col, vers Catogne (frontière Suisse-France), 700m d'altitude à prendre. Montée raide, longue, mais régulière. Céline commence un peu à peiner et peste un peu (c'est une attitude normale à un moment de la course...), la montée lente m'arrange plutôt bien. Je lorgne sur notre moyenne qui vient de passer sous la barre des 4km/h (3,8). Il va nous falloir être vigilants malgré tout.



Contrôle à Catogne, descente sur Vallorcine. La première partie se déroule bien, la seconde me paraît interminable. J'ai l'impression qu'on ne descend pas vraiment....Et le dénivelé se perdra subitement sur les 2 derniers km, soit bien dans la pente !! Aïe, aïe, les cuisses....Limite les crampes....

Ouf. Dernier gros ravitaillement, il est 05h35. Même plus 20 km à faire (18 en fait). Cette fois, c'est sûr, on ira au bout ! On connaît très bien le dernier col et la dernière descente qui s'ensuit.


Ben, maintenant, ça va ..:-)

Nous repartons à 06h00, après s'être bien ravitaillés (ah, ce bouillon salutaire !!); la barrière horaire est fixée ici à 07h00. Notre avance se maintient, c'est rassurant. Céline accuse un peu la fatigue et le manque de sommeil auquel elle n'est pas du tout habituée...

Direction le col des Montets, une formalité. Le jour se lève, le soleil ne va pas tarder, ça remet du baume au moral.



De nouveau 700m à se farcir, La Tête aux Vents (2130m), sur une piste rocailleuse à souhait, mais qui s'adoucit sur le dessus. C'est long, mais ça passe relativement bien, la moyenne se maintient. Le soleil est réapparu et chauffe de suite.







Direction La Flégère, que l'on aperçoit au loin, relativement "roulant" en légère montagne russe. On y trottine entre 2 petits groupes que l'on passe assez facilement. Le dernier km semble long. arrivé à la première terrasse, il nous font redescendre puis remonter en lacets, rien ne nous sera épargné. On peste un peu, ça doit être la fatigue...
Là-bas, au bout : La Flégère !

Un "bus" devant ....







Dernier ravitaillement, quelques minutes, juste boissons, avant d'attaquer la DERNIERE descente, yeah !! Il est 09h35, barrière à 10h30, 24h25 que l'on est partis, plus que 8 km, et 800m de dénivelé négatif !!
On attaque prudemment, ce serait bête de chuter et se blesser maintenant. Non, plutôt assurer l'arrivée, pas de folie.....Le terrain est assez technique sur la première moitié, puis plus roulant ensuite, avant d'atteindre (enfin ....) la route et l'entrée de Chamonix !!



Chamonix, nous voilà !!!!
On sent déjà l'ambiance. Il est passé 10h30, le soleil chauffe, l'ambiance aussi !!
Plus que 2 km, la foule est là, de plus en plus compacte au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'endroit fatidique....L'émotion monte, les gorges se serrent....Dernier virage, le public nombreux, massé derrière les barrière Nadar, acclame les rescapés de ce long périple sous des applaudissements nourris...Plus que quelques mètres, main dans la main, tenant ensemble le drapeau qui nous a suivi tout au long, Céline les larmes aux yeux, nous franchissons finalement cette arche bénie dont nous rêvions depuis de longs mois !!!!
encore 2 rues.....


....plus que quelques mètres ....

.....BINGO !! FINISHER !!!!!


Bingo, c'est fait, 101km, 6100m de D+ et autant de D- (pas les plus faciles).
FINISHER en 25h48'10" de course, soit 01h12' avant la barrière horaire fatidique. C'était notre seul but...Notre moyenne : 3,9 km/h

Quel périple !! Finalement, Céline s'en est tirée mieux que moi. Ses problèmes de genoux ne l'ayant quasi pas perturbée, elle aurait pu finir quasi 1h plus tôt,  peut-être , sans m'attendre....
Quant à moi, quel souci m'est tombé dessus au 20e km ?? Je ne le saurai jamais, ce qui compte c'est que cela s'est estompé au fil des km et m'a permit de mieux finir.

Un peu de récup, un bon bain (ouais, quel bonheur!!), admirer notre veste "Finisher CCC" et nous revenons en fin de journée pour se replonger dans l'ambiance des arrivées, cette fois de l'UTMB (la 1e, puis la 3e femme) et la PTL. A chaque fois, nous ressentons pour eux ce grand moment d'émotion. Et quelle ambiance !!
Et quelle bonne bière nous avons savouré ....!!!
Arrivée de Nathalie Mauclair, 1e dame UTMB.


à gauche, c'est pour Céline, à droite, c'est pour moi !!

Le lendemain, en repartant, nous faisons une halte au col des Montets pour encourager quelques derniers de l'UTMB !!
"je rêve de mon lit..."




Résultat : FINISHER en 25h 48' 10", 1293e sur 1470 classés et 1900 partants.







1 commentaire:

Pascal Briffeuil a dit…

Superbe reportage sur la ccc! Merci. C'était ma première expérience du genre sur ce genre d'épreuve. J'ai fini en 26h30 et n'avais qu'un regret ne pas avoir pris plus de photos pour cause de flirt perpétuel avec les barrières horaires à 30 - 49 minutes près ... ton reportage m'a fait revivre la course et son lot d'émotions délicieuses émoticône wink. BRAVO pour votre résultat en couple