+ noël

Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans. Comment on devient sportif sur le tard ? Lire ici.
Ce blog est destiné à vous faire découvrir, petit à petit, mon parcours de "sportif", depuis août 2008 et mon plus gros défi à l'époque : UTMB (CCC), 98 km autour du Mont Blanc. Ce qui m'a donné l'envie de partager mes impressions.
2010 = 10 années de courses à pied. Découvrez la rétrospective dans le détail ici.

N'hésitez pas à me rendre visite régulièrement et me laisser vos commentaires. Merci.
Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

" Un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. Un optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté "
"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"
Note :si des pages pop-up indésirables s'ouvrent, c'est totalement indépendant de ma volonté.
Activez le blocage pop-up de votre navigateur.

jeudi 30 août 2012

• Crêtes Vosgiennes


http://cretes-vosgiennes.jimdo.com/


Dimanche 26 août 2012
33 km - 1000m D+

Et de 3 !! Décidément, le dernier week-end d'août est pourri 3 années de suite.
2010: TDS-Mont-Blanc, départ annulé suite conditions météo atroces.
2011: UTMB-Mont-Blanc, départ reporté de 5h suite orages violents. Pluie abondante, gel et neige au premier col.
2012: Crêtes Vosgiennes, dégradation radicale de la météo sur le matin, brouillard, pluie, vent fort, température en baisse.
Et à chaque fois, il faisait beau la veille et rien ne laissait présager de telles conditions.
DONC : je pense ne plus courir le dernier week-end d'août !
:-)))

A notre arrivée sur place samedi, le temps était encore relativement beau, quoique le vent soufflait déjà fort à l'auberge de Blancrupt, lieu de retrait des dossards.
Mais la météo consultée l'avant-veille n'était pas aussi pessimiste.

Nous logeons dans un petit camping sympa situé quelques km plus bas.
C'est promis : on va investir, soit un compresseur, soit des matelas autogonflants :-)


Dimanche 06h30. Le ciel est gris, mais une belle lueur de soleil levant se profile à l'horizon.
07h: en montant vers l'arrivée, lieu où nous prenons le bus qui nous conduit au départ, le ciel s'obscurcit, le vent souffle et la pluie commence à tomber. Il nous faudra attendre 45min, sous les petites averses et le vent froid, avant d'embarquer. L'organisation de ce transfert n'était pas vraiment au point.
Bon, alors ce bus ??

Nous sommes déjà transis de froid, avec les maigres couches dont nous disposons puisque rien de tel n'était envisageable. Plus on se rapproche du départ de la course, plus le temps se dégrade. Vent fort, brouillard épais, pluie et température en baisse nous accueillent à Le Markstein.
Pffffff !! La cata !! Déjà plus trop envie...

Frileux que nous sommes, Céline et moi, nous sommes déjà un peu dégoûtés car nous savons que nous allons souffrir du froid. Courrons nous réfugier à l'intérieur de l'auberge...comme la plupart des autres concurrents. A voir la tenue de certains, nous ne sommes pas les seuls à avoir été surpris par ces conditions. Quelques-uns vont carrément courir avec un simple t-shirt...brrrrrr...Comment font-ils ???
Nous ne nous extirpons de notre refuge que quelques minutes seulement avant le départ.
Ouh, ouhhh !! C'est par là ?? ...

...Ah oui, il y a la banderole !

Bon, motivation, motivation !!


09h30: le coup de sifflet est donné et la meute s'enfonce dans le brouillard. Heureusement qu'il y a la banderole "Départ", sinon on n'aurait pas su dans quelle direction partir ! :-))
Nous partons prudemment sur un terrain très glissant. Objectif : courir longtemps et lentement en entraînement pour le prochain Müllerthal Trail (114 km). 5h de course nous satisferait.
Après à peine 2 km, une belle remontée de piste de ski calme tout le monde. Nous zappons le premier ravitaillement qui arrive un peu tôt.


Nous subirons tout au long cette météo pourrie. Alternance d'averses plus ou moins fortes, avec carrément de la grêle à un moment. Un vent violent, latéral, rarement de face heureusement, qui glace nos vêtements trempés. De trop rares accalmies...Et un brouillard qui ne nous quittera pas, même si par moments on aurait pu espérer quelques rayons de soleil, que nous sentions proche au-dessus de nos têtes. Un peu à l'abri du vent dans les quelques courts passages en forêts, puisque la course se déroule sur les crêtes, bien dégagées !!
J'enrage car le parcours est comme je les aime, petits sentiers techniques, vallonné, varié, pas de routes. Et certainement de beaux paysages que nous avons loupés....sic !!!
Là-bas, au loin, on aperçoit de divines lueurs bleutées :-)

Aux ravitaillements, je me rabats sur le thé chaud bienvenu. Au col de Schlucht (il reste 12 km), je pense à bien m'alimenter : fromage, pain d'épice et coca. Le tout en même temps...ça donne un goût assez particulier !


Plus loin, je crois réellement en une éclaircie, et nous en profitons pour...cueillir quelques myrtilles... par gourmandise. Mais à peine le temps d'en profiter qu'une nouvelle averse nous tombe dessus.

Je suis dépité, les muscles refroidis, ma concentration se relâche, et...c'est la chute ! Quelques égratignures au genou et à la main. Il ne reste plus que quelques petits km...bien accidentés (eux aussi ...!)
Euhhh..pas trop près du bord, le vent nous pousserait volontiers...


Et enfin, l'auberge est en vue et nous sommes accueillis par...un timide soleil qui nous diffuse quelques rayons bienfaiteurs ! Et la petite équipe des Trévires qui nous félicite.
Et un bon gâteau souvenir....

Nous sommes bien contents d'être enfin arrivés au terme de ce parcours et finalement contents de notre résultat, en-dessous de notre estimation. Reste vite à nous mettre au chaud.....

Résultat : 4h45'41'' - 877e/914
Céline : 4h45'32'' - 876e/914

Je compte bien refaire un jour cette course, mais sous de bonnes conditions météo (c'est-à-dire inscription de toute dernière minute) afin de profiter un max des paysages que peut nous offrir cette belle région des Vosges.

2 commentaires:

Hervé a dit…

Je l'ai faite 3 ou 4 fois et une seule fois sous la pluie mais sans brume !!! il est vrai que les paysages sont grandioses et le parcourt technique . Pour moi , mon pire souvenir reste l'année ou il faisait très chaud et là , ce fut pénible !!! comme quoi !!!
Enfin , bravo a vous deux

RONGVAUX Bernard a dit…

Eh oui, chacun son truc. J'aurais préféré la canicule, je suis bcp plus performant sous la chaleur...
Merci pour ton commentaire.