33 km - 1970 mD+
Engagé l'an dernier sur le "Galibier" 53 km, je fus arrêté au km 33 par la barrière horaire, juste au pied de la montée du Galibier. Trop lent, pas en grande forme, manque d'entraînement, je ne pus m'en prendre qu'à moi-même. Mais je suis rentré frustré..
Je remets ça cette année, mais sur le Galibier-Thabor 33 km, en mettant plus de paramètres de mon côté... Enfin, j'espère...
En préparant le profil (ci-dessus), je place les ravitaillements et les barrières horaires. En général, en tenant une moyenne de 4km/h (montées-descentes-pauses ravitaillements), cela permet de passer les barrières horaires sans gros problème.
Mais ici, je constate que cela risque d'être un peu serré : 2h30 pour faire 12,5 km, puis 3h30 pour les 14 suivants. Tout dépend de l'état des chemins, mais je reste sceptique... Mais , n'anticipons pas....
Arrivé jeudi 20 fin de journée, après 700 km de trajet.. Bien content de prendre du repos... Le ciel se couvre.
Vendredi 21. Ce sont les orages et de la pluie quasi toute la matinée et début d'après-midi. J'avais imaginé faire une petite rando d'acclimatation. Tant pis...
Cela se calme vers 16h. J'en profite pour aller retirer mon dossard et découvrir cette petite station de Valmeinier 1800.
Samedi 22.
Je loge à 100m de l'endroit du départ, c'est pratique.
Le ciel est dégagé, il ne fait pas chaud, 8° à peine.
Le ciel est dégagé, il ne fait pas chaud, 8° à peine.
370 coureurs au départ. Briefing...
08h, c'est parti.
J'ai hésité à enlever ma veste, chose que je fais 1km plus loin. Le temps de la mettre dans mon sac, je me fais doubler par tout un peloton de coureurs. C'est bête, j'étais pas mal placé... Mal géré, là.. 😠
On attaque d'emblée une montée de 750 D+ sur 6 km. Ce n'est pas très raide, et comprend de petites relances qui permettent de bien courir. Je gère bien ma montée, en doublant même quelques concurrents, sans me mettre dans le rouge (gestion des crampes..).
On évolue dans un très beau décor...
On arrive assez rapidement (d'après moi..) au premier point d'eau, juste après le lac de Roche Noire. (alt 2536m).
Ensuite, c'est relativement tout en descente jusqu'au km 12,4, premier ravitaillement complet. On doit "juste" traverser un premier pierrier, qui ralentit pas mal. Difficile d'y courir réellement.
On approche du ravito. Un bénévole nous encourage : "Allez, 1km jusqu'au ravitaillement, 20 min pour la barrière horaire" !
Quoi ? 20 min seulement ?? Jusque là, je ne m'étais pas inquiété, vu que j'avançais bien, j'imaginais être assez large. Je regarde ma montre : "Mince, faut pas traîner"...
Encore un peu descendre, bifurquer vers la large piste, puis....aïe, une belle bosse encore, pour rejoindre le refuge de Terre Rouge.
Il me reste .... 10 min de bon. Je me ravitaille au "lance-pierre", grignoter vite qques chips, un morceau de cake, il me reste assez d'eau. Allez, c'est reparti. 4 min chrono, pas le temps de souffler...
La suite est en montée jusqu'au prochain point d'eau au km 19 (alt 2664m), avec une belle relance au milieu. Bon, c'est pas gagné.
Et à peine effectué quelques centaines de mètres, que mon corps me rappelle à l'ordre : une petite contracture au mollet droit et une gêne persistante au niveau de la hanche. Allez, ça commence à se déglinguer 😓. Manquerait plus que des crampes, mais de ce côté, je gère plutôt bien...😉
La montée n'est pas très raide, mis à part de petites portions, mais on attaque un paysage très "lunaire", avec plusieurs traversées de gros pierriers.
On longe encore un lac, et on se trouve face à un énorme cirque dont le sommet culmine à 3060m, le Mont THABOR. C'est magique et magnifique, mais pas très praticable. En fait, très souvent, on n'aperçoit pas la trace, il faut bien repérer les petits drapeaux rouges pour savoir où passer. Inutile de vous dire que j'y serai très lent, et me retrouve assez vite en queue de course. Pfffffff, c'est la cata...!
Face à ce géant, on effectue un très large virage à 180°, pour entamer la "descente" sur l'autre versant de cette énorme vallée, en passant par le point culminant de ce périple à 2738m. On re-descent un peu (c'est relatif...) pour arriver au point d'eau au km 19, au lac des Glaciers (alt. 2669m).
Il est alors quasi 13h. Il reste 1h max (barrière à 14h) pour faire les 6 prochains kms.
"C'est tout en descente, c'est jouable", me dit gentiment une bénévole pour me rassurer..
Oui, quand on est en pleine possession de ses moyens, ce qui n'est pas le cas pour l'instant.
Sauf que, les centaines de mètres qui suivent sont .... en montée et en pierrier. Cela ne va pas arranger les choses.
Plus loin, j'essaie de trottiner sur les quelques portions un peu roulantes, mais j'ai les jambes un peu en "coton". Je ne prends pas de risques, il y a plus à perdre (chute..) qu'à gagner..
Puis ce sont des portions techniques et raides. Là, je me dis que c'est cuit, ce sera impossible de passer à temps.
Je décide d'attendre le concurrent que j'ai dépassé plus avant, victime de crampes, lui. Résignés, on descend alors en mode "rando" en profitant du paysage magnifique.
On rejoint finalement le point de ravitaillement avec 40 min de retard, vu notre "lenteur". 1 seul est encore derrière nous, et arrive avec les "serre files". On se ravitaille.
15 coureurs ont été arrêtés ici. Cela veut dire que les quelques-uns qui m'ont dépassé plus tôt ont été arrêtés aussi... Bon, ils ont tenté le coup..
il restait 7 km...😌
il restait 7 km...😌
"Et maintenant ?"
"Ben, c'est pas compliqué, dans ce massif, il n'y a aucun accès possible avec un véhicule, il faut rentrer à pied. Ce matin, on a monté le ravitaillement sur le dos à 5h à la frontale", m'explique une bénévole locale bien sympathique. Elle nous ouvre le chemin du retour, en nous faisant économiser 1km et la dernière bosse.
On prend notre mal en patience...
Elle me confiera qu'effectivement ce parcours est "particulièrement exigeant" et que "les organisateurs devraient l'annoncer". C'est gentil...😉
De retour au centre de course, il me reste à prendre mon plateau repas avec une petite bière. Les derniers coureurs arrivent, il est 16h20.
Déçu, c'est sûr, car je pensais bien terminer ce 33km, que je pensais plus abordable que le "Galibier 53" de l'an dernier. En fait, ce fut tout le contraire..
Peut-être un excès d'entraînement et de déplacements qui a fait l'effet inverse de celui espéré (Voir CO Irlande, Malonno), alors que je pensais arriver à mon "pic de forme".😁
Résultat : DNF, arrêté au km 26.
Partants : 368 | Classés : 340 | Abandons : 11 | Hors-délais : 16 | Disqualifiés : 1 | Non partants : 77
2 anecdotes :
- une concurrente me dépasse en côte.
"Ah, vous êtes belge" (j'ai un petit drapeau sur mon sac)
"Ben oui... Et...."
"Je suis française, mon compagnon est belge et je vais le rejoindre pour habiter avec lui, en Belgique, dans le sud, près de Virton, à Ruette".
" Quoi ?? Mais j'habite Virton".
"Ah c'est drôle ça...Bonne course" 👍
1 gars , en me doublant :
"Eh, on a les mêmes chaussettes"
"Euh....Ah...Ben oui, c'est juste..."
"Bonne course"...😂
Dimanche 23
Ce matin, les jambes sont plutôt bonnes, pas de courbatures. Je ressens juste légèrement cette petite contracture au mollet.
Comme la météo s'annonce au beau fixe, je décide de faire la rando que je m'étais promis : cette montée du Galibier, que je n'ai pu faire l'an dernier.
Destination la parking du Plan Lachat, où je laisserai la voiture, en passant par Valloire, lieu de départs et arrivées des courses du jour. Cela rappelle des souvenirs...
Je me dirige vers la trace de l'an dernier, mais ne trouve rien. Je me renseigne.
"Le parcours a changé, i, la trace démarre au Plan Lachat."
Ah mince, un aller-retour de 2km pour rien. Enfin, pas tout à fait, ce sera l'échauffement.
Ah oui, je démarre par une belle montée, entre 30 et 45%, sur 700m (206m D+). Pas triste !
Ensuite, c'est une progression en montée de degrés variables, rien de très compliqué, quelques petits passages raides pour arriver au passage de ce col mythique. Plus facile que la veille, rien à voir...Enfin, quand on n'a pas déjà quasi 30 km dans les jambes.
Je progresse en mode rando, sans dossard, sans pression du chrono. Je m'écarte régulièrement pour laisser passer les coureurs, en les encourageant. C'est très agréable...
Serait-ce une solution pour les années à venir..?? 😂

Le col, c'est tout là-haut

![]() |
| Le Tour de France est passé ici le mois dernier |
![]() |
| la dernière portion est assez raide |
En haut, c'est un peu la cohue : le ravitaillement, le passage des coureurs, les accompagnants, les motos, les vélos, les autos, tout le monde veut sa photo....
Et sur l'autre versant, c'est comme ça ! C'est pas beau ça ??
Et puisqu'il y a moyen d'aller encore un peu plus haut, pourquoi s'en priver ??
Allez, on passe la crête puis c'est la descente finale..!
15km pour le coureurs, 6 pour moi 😀
![]() |
| Une façon originale de faire son voyage de noces |
Et voilà, fin de ma rando du jour. Un vrai plaisir et un bon décrassage : 12 km, 674 D+
Récupération bien méritée 😂
Lundi 24
Retour tranquille vers la maison. En passant par la Suisse.
Un ami Suisse m'avait parlé d'un beau "spot" rando dans sa région, le Jura Vaudois : le Mont Tendre. C'est quasi sur ma route, je décide d'y faire un crochet. Pas le temps de faire toute la rando (2h30 annoncée), je monte en voiture sur la petite route jusqu'à la Buvette du Mont Tendre. De là, il me reste quelques centaines de mètres jusqu'au point culminant.
"Le mont Tendre est le plus haut sommet du Jura suisse, dans le canton de Vaud, culminant à 1 679 m d'altitude. Il est situé sur le territoire de la commune de Montricher. De son sommet, on peut admirer les Alpes de l'Eiger jusqu'au mont Pourri, le Mont Blanc, ainsi que le Léman et le lac de Neuchâtel. Wikipédia "
Sa particularité est également la possibilité de flirter avec les murs en pierres sèches qui s'étendent à perte de vue.
"Les murs en pierres sèches sont à la vallée de Joux ce que la Grande
Muraille est à la Chine: un symbole incontournable, que viennent admirer
aussi bien les randonneurs que les touristes. Il faut dire que ces
ouvrages minéraux, réalisés sans mortier, impressionnent par leur beauté
et leur solidité. L’art de leur construction a d’ailleurs été intégré
par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. A
l’origine, ils servaient à délimiter les parcelles, tout en permettant
l’épierrage des pâturages. Mais avec les changements survenus dans les
pratiques agricoles autour des années 1950, nombre d’entre eux ont cessé
d’être entretenus. Heureusement, l’heure est à la restauration."





































































