+ noël

Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans. Comment on devient sportif sur le tard ? Lire ici.
Ce blog est destiné à vous faire découvrir, petit à petit, mon parcours de "sportif", depuis août 2008 et mon plus gros défi à l'époque : UTMB (CCC), 98 km autour du Mont Blanc. Ce qui m'a donné l'envie de partager mes impressions.
2010 = 10 années de courses à pied. Découvrez la rétrospective dans le détail ici.

N'hésitez pas à me rendre visite régulièrement et me laisser vos commentaires. Merci.
Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

" Un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. Un optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté "
"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"
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vendredi 5 février 2010

• Trail des Lucioles Soironnaises

http://www.lescoureurscelestes.be/

Dimanche 30 janvier 2010



Trail nocturne (départ à 18h), 24 km, pas de ravitaillements.

Rude hiver cette année !! On a failli ne pas y aller, puis la situation météo s'est améliorée, puis dégradée le matin même dans cette région. Après tergiversations, nous avons fini, Thierry, Jean-Paul et moi, par prendre la route et rejoindre avec d'infinies précautions, après la traversée de nos "hautes Ardennes" (Baraque Fraiture culminant à 674 m), cette région de Soiron, dans la vallée de la Vesdre. Une couche de neige pas trop épaisse nous attend, mais verglas bien présent. Nous arrivons vers 17h.

Nous retrouvons notre ami Fred, finisher CCC, Alain (UTMB), Marie-Anne (CCC) et bien d'autres têtes connues, dont un certain Wouter Hamelinck, plusieurs autres finishers CCC et UTMB et même PTL !! Du beau monde, quoi !!

Quelques foulées d'échauffement, réglage des frontales (et ventrales...), prêts pour le départ. Il fait juste quelques degrés sous 0.
Thierry, Jean-Paul et Fred

18h : "on attend encore une dizaine de minutes pour qu'il fasse bien noir", nous lance l'organisateur des "Coureurs Célestes" !


Et voilà, c'est parti pour 21 km (annoncés, mais en réalité ce sera 24) de découvertes dans la pénombre d'un clair de lune intermittent. Les premiers km s'enchaînent gentiment, traversée de villages, passage étroit entre des haies (on en profite pour papoter et faire l'une ou l'autre photo...)

De superbes passages, tantôt sur chemins, tantôt en plein bois, hors chemins, traversées de ruisseaux, passages boueux, ça monte et ça descend sans cesse.

Le rythme est assez élevé, faut bien regarder où on met les pieds, ne pas louper le balisage, ne pas courir trop près de celui qui est devant. C'est pour cette raison que, à plusieurs reprises, je prendrai le devant de petits groupes, histoire de mieux positionner mes petits petons, et mieux repérer où je vais les poser !!

Les deux premiers tiers de la course se passent sans trop de difficulté, les dénivelés, tant en montée qu'en descente, n'étant pas longs ni fort exigeants. J'en venais même à me demander pourquoi cette course avait cette réputation de "dure"??
J'ai vite compris et remisé ma question aux oubliettes, quand j'ai abordé le dernier tiers, nettement plus vallonné, et surtout à environ 5 km de l'arrivée, en bifurquant à droite, à l'angle d'une maison, le mur !! LA montée, que dis-je l'ascension à flanc de colline, sans palier, raide, glissante et interminable, mettant les cuisses à rude épreuve !! Nul doute, ça casse le rythme et ça fait du dégât. La reprise au sommet est nettement plus lente, ça souffle et ça ne discute plus ! Il faut se remettre dans la course, car ce n'est pas fini. Quelques "casses-pattes" sont encore à franchir, avant d'entrendre au loin la voix du speaker à l'arrivée. Mais on n'est pas encore arrivés, ça monte, ça redescend encore, ça glisse de plus belle.
Et on termine par une superbe descente dans un grand champ recouvert d'une dizaine de cm de poudreuse, une vraie piste de ski, je m'en donne à coeur joie !! Encore quelques petites encâblures et j'aperçois le village, les sons se rapprochent et bingo, c'est l'arrivée !!

RESULTAT : 87e/353 - 2:40:05 - 4e V2

4 min derrière Fred et 3 devant Thierry, je suis très content de mon temps, bien géré, je pense avoir bien donné. Seules quelques petites alertes de crampes après le passage du "col" sont venues (à peine) perturber ma course sur quelques centaines de mètres, le temps de les évacuer.

Pas de douches car l'arrivée d'eau a gelé (!!), un bon spaghetti (j'aurais mangé un boeuf entier !!) et une bonne bière spéciale (La Céleste), et nous voilà retapé et prêts à affronter les 120 km du retour.
Ca valait vraiment le détour !! A refaire !!


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour Bernard,
J'ai découvert récemment votre blog et j'ai parcouru les archives avec grand plaisir. Je me réjouis de lire un compte-rendu sur les Lucioles.
J'y étais aussi, j'ai également parcouru 300 km pour l'aller-retour (dans un blizzard sibérien pour le retour) pour cette première participation à ce trail nocturne.

Le dernier mur était en effet un sacré morceau à digérer. Un parcours avec une distance légérement supérieure à celle programmée (mentalement) et je n'étais pas loin de l'hypo... Je n'aurais pas dû accélérer sur cette portion de route avant le monstre. Peut-être attendais-je un ravito à la Céleste? Cela me servira de leçon.
Au plaisir de vous lire.
Cédric
crapahut.wordpress.com