+ noël

Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans. Comment on devient sportif sur le tard ? Lire ici.
Ce blog est destiné à vous faire découvrir, petit à petit, mon parcours de "sportif", depuis août 2008 et mon plus gros défi à l'époque : UTMB (CCC), 98 km autour du Mont Blanc. Ce qui m'a donné l'envie de partager mes impressions.
2010 = 10 années de courses à pied. Découvrez la rétrospective dans le détail ici.

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Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

" Un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. Un optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté "
"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"
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lundi 29 septembre 2008

• 29 et 30 août 2008 : ULTRA TRAIL du MONT BLANC, CCC.

Un aboutissement non prémédité de ma "carrière" de sportif.
C'est fin 2007 que David ENTHOVEN (un ami joggeur qui a participé et terminé le Marathon des Sables au Maroc) m'a un peu forcé la main pour relever ce défi majeur : courir 98 km d'une traite autour du Mont Blanc (...l'est malade, ou quoi ??). Je n'avais jamais fait plus qu'un marathon, mise à part une expérience décevante sur le 50 km de la Translorraine.
Il s'agit de notre participation à l'Ultra Trail du Mont Blanc, course internationale réputée une des plus dures au monde, "le sommet mondial de la course nature". Mais seulement le "petit" parcours, le CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) soit 98 km dans un délai de 26h maximum. Départ le vendredi 29 août à 11h du matin. Arrivée le lendemain au plus tard pour 13h. Nous accuserons un dénivelé positif total de 5.600m (2 cols à 2.600m suivis de 3 autres à 2.200m).
En fait, nous serons 4 gaumais à participer : moi-même, David ENTHOVEN, Didier AMBROISE et Jacques WOILLARD (dans l'ordre sur la photo). Notre intention est d'aller le plus loin possible, voire d'arriver au bout, sans plus, et dans le délai ce serait la cerise sur le gâteau. Et de rester groupés tous les 4, dans la mesure du possible (sauf problèmes physiques ou autres...).
Nous avons effectué une reconnaissance sur place début juillet, avec un guide : c'est hard, mais superbe !!
Notre principale inconnue et inquiétude : la météo !
Défi réussi en ce qui concerne deux du groupe: j'ai bouclé les 98 km en 25h56' ( 1237e), soit à 4' du temps limite initialement prévu (soit 26h), mais à 32' du temps limite réel, puisque les organisateurs ont pris la décision d'ajouter 30' à partir de la barrière horaire de 00h00' (à Champex, au km 55). Cette décision fut judicieuse, vu le nombre important de participants qui allaient se trouver hors-course alors qu'ils étaient encore capable de continuer à ce moment. (Ce problème vient d'un engorgement dans le premier col : 2300 coureurs qui doivent passer à la file indienne, cela crée forcément quelques difficultés. Ensuite, on avance en colonne, et c'est le premier qui donne l'allure. S'il est lent, tout le reste en pâtis, vu qu'il est très difficile de dépasser sans prendre le risque de se blesser, et voire impossible sur plusieurs portions.).
Didier Ambroise termine à quelques minutes de la limite, après deux hésitations d'abandon (au km 55 et au km 81).
Je termine dans un état de fraîcheur dont je suis le premier étonné : j'ai parcouru les derniers km (qui n'en finissaient pas !!!) dans une bonne allure, encouragé par notre fan-club sur place (Christine l'épouse de David, Pierre Poncin et Georges Renard), et en agréable compagnie (coucou Gratianne...). Un vrai bonheur. Pas un bobo, pas de crampes, pas de chute, pas de malaise ni de douleurs, aucune fatigue musculaire importante. Preuve probablement (et même sûrement) d'une très bonne gestion des montées (un truc de fou, ça monte non-stop pendant 01h30 à 2h, et ce à 5 reprises...), de l'alimentation et de l'hydratation. L'arrivée à Chamonix sous les applaudissements de la foule et les encouragements du speaker font monter les larmes aux yeux !!!
Sur 2300 partants, seuls 1315 arrivent. Il a fait très chaud (env 30° dans les 2 premiers cols). Jacques a dû abandonner au km 26, au pied du 2e col, suite à des problèmes d'estomac (en fait une grippe intestinale). David a abandonné à Champex, au km 55, trop fatigué mentalement pour encore franchir les 3 cols restant, pensant que nous étions trop à la traîne, alors qu'à ce moment nous étions, sans le savoir, 1550e. Alors que son état physique lui aurait permis de continuer encore.C'est vraiment une course terrible, longue et éprouvante physiquement et surtout mentalement. Le passage de la nuit ne m'a posé aucun souci. La température était idéale et la progression à la lueur des lampes frontales est satisfaisante. Une ambiance très chaleureuse et sympathique. Une expérience à vivre. Sur les 98 km, à notre niveau, on en court réellement environ 20-25. Le reste se fait en marchant, style randonnée avec les bâtons (INDISPENSABLES !!). Mais si les ascensions sont éprouvantes, les fortes descentes le sont encore plus.

P.S. : J'ai quand même pris le temps de faire environ 50 photos et d'enregistrer sur dictaphone mes impressions à chaque sommet et ravitaillement.

Encore merci à ceux qui nous ont soutenu par mail et SMS et ....au prochain défi !!
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