+ noël

Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans. Comment on devient sportif sur le tard ? Lire ici.
Ce blog est destiné à vous faire découvrir, petit à petit, mon parcours de "sportif", depuis août 2008 et mon plus gros défi à l'époque : UTMB (CCC), 98 km autour du Mont Blanc. Ce qui m'a donné l'envie de partager mes impressions.
2010 = 10 années de courses à pied. Découvrez la rétrospective dans le détail ici.

N'hésitez pas à me rendre visite régulièrement et me laisser vos commentaires. Merci.
Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

" Un pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. Un optimiste voit des opportunités dans chaque difficulté "
"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"
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mardi 23 mars 2010

• ECO-Trail de PARIS

http://www.traildeparis.com

Samedi 20 mars 2010
limité à 1500 Trailers, 80km, Dénivelé positif : 1500m



(qualité dossard "après course")


Arrivé le vendredi en compagnie d’Isabelle ; retrait des dossards sans difficultés, il fait calme dans le chapiteau sous la Tour Eiffel.
Samedi 20.
Il est tombé de belles averses la nuit, et cela dure encore un peu en matinée. Transfert en RER puis bus (faire la file … attendre ….re-file…..re-attendre…) et un peu de marche le long du chapiteau Bouglione et nous voilà tout près de l’arche de départ. Il reste environ 1h à combler. Petit thé (finalement non, trop de monde…), quelques morceaux de cake, car nous approchons de midi, j’ai une petite faim. Il fait légèrement frais et couvert, mais le ciel se dégage.
Nous retrouvons nos compatriotes gaumais, David et Ferrid, croupis sous une tente, attendant patiemment l’heure fatidique. Tiens, je suis abordé par d’autres …gaumais : Philippe et Pierre (de Vance, pour les régionaux), quelle bonne surprise ! L’heure approche, nous nous plaçons sur l’aire de départ.
Ferrid et David


Et nous tombons presque nez-à-nez avec Damien, rencontré sur notre aventure marocaine du mois dernier.
A droite, Damien

Je décide de faire ma course avec Isa, je sais qu’elle gère très bien les longues distances et cela m’évitera de me laisser piéger par les « bonnes sensations ».
12h30. Le temps est relativement doux, le soleil fait quelques belles apparitions, c’est parti pour un paquet (un gros…) d’heures de plaisir (du moins, je l’espère !).

L'évadé va-t-il se jeter à l'eau ??

Les 20 premiers km se déroulent sous une allure modérée, certains passages font plus penser à un « Urban Trail » en traversant les agglomérations, mais la majorité des sentiers se trouve en forêt, le long de quelques étangs, et d’un terrain de golf (dont les utilisateurs semblent ignorer totalement notre passage !).
Je profite de l’une ou l’autre descente pour me laisser aller avec plaisir en doublant quelques concurrents, mais Isa ne suit pas. Bon, je ralentis et l’attend, mais l’allure me semble anormalement modérée. Elle m’avouera, alors, avoir des petits soucis de crampes stomacales depuis le ….2e km ! Aïe, aïe ! Elle sera contrainte à plusieurs arrêts qui font chuter notre moyenne. Mais pas d’impatience, la course est encore longue. Deux côtes moyennes, et nous voilà au premier ravitaillement (km 21) en 2h24’. Là, nous faisons le plein (eau et nourriture) car nous sommes partis pour 32 km d’autonomie totale.
Les chemins forestiers se succèdent, quelques passages boueux, avec un rythme entrecoupé par les quelques belles « bosses », des côtes pas très longues mais bien pentues que nous abordons en ménageant nos cuisses.
Des petits étangs par-ci, par-là, de petits chemins agréables. Le temps se couvre mais reste doux et de petites gouttes se font sentir de temps à autre. Nous abordons le km40 après 05h15’ de course environ. Déjà un marathon de parcouru…
Très beau passage à l’observatoire de Meudon, où nous profitons quelques minutes du point de vue incontournable sur Paris.
La pause suivante nous sera imposée au km47 (6h05’) pour un contrôle de matériel obligatoire (couverture de survie) et obligation de mettre le brassard fluo.
Isa me propose de prendre le devant et de « faire ma course ». Je propose de l’accompagner jusqu’au prochain ravito et d’y faire le point. C’est reparti de plus belle, et si personnellement j’accuse une petite baisse de régime, cette fois Isabelle semble « rentrer » dans la course. Mais la pluie fait son apparition, les côtes deviennent glissantes, et les derniers km avant le ravitaillement (tant attendu, nous sommes à cours d’eau …) semblent interminables, la lumière faiblit de plus en plus, et personne ne se décide à s’équiper de frontale….Le ravito est proche, ce sera l’occasion de le faire !
C’est dans le noir que nous arrivons au 53e km (Chaville), avec déjà 07h de course. OUF ! Nous plongeons sur le ravito, et tout y passe : coca, eau pét, soupe, fromage, saucisson, chocolat, fruit, cake, et le plein de flotte évidemment (poche à eau et bidons). Nous prenons le temps de nous « retaper », 10 à 15 min, et repartons ensemble, la forme est de retour. Cette fois, pour 10 km jusqu’au prochain check-point, cela semblera moins long. Et les averses se rappellent à notre souvenir, de plus en plus soutenues, avec une frontale de moins en moins performante (finies les piles rechargeables !!), le terrain de plus en plus glissant, ce qui ne facilite pas notre progression, alors que cette fois, nous tenons bien le rythme.

63e km (Jardy), 08h53’ que nous sommes partis, nous sommes à un peu plus d’1h de la barrière horaire. Ravito rapide (il n’y a quasiment plus rien ….), on ne s’attarde pas, direction le pointage suivant pour une bonne soupe, sous une pluie battante. Quelques dénivelés, plus ou moins marqués (en fait probablement les mêmes que sur le début, mais les km en plus dans les jambes…), un peu d’agglomération (ça manque de signaleurs …) et nous arrivons au ravito suivant assez rapidement (c’est relatif : 54’ pour 6 km !! Mais vu les conditions … C’est surtout l’impression que nous avons eue…).
69e km (09h47’), domaine de St-Cloud. Saucisson, fromage, gâteaux secs, coca, soupe…la totale avant le dernier round vers la grande Dame de fer.

Et cette fois, c’en est fini avec les difficultés. 1 km de descente vers les quais de la Seine, la Tour en vue, l’île Seguin, Boulogne-Billancourt, la pluie qui redouble d’intensité, ce ne sont pas les lieux les plus accueillants de la capitale française, et le parcours plus ou moins bien balisé, sur des trottoirs détrempés, pas très bien éclairés, boueux (on se serait cru de retour au Maroc…) ; puis traversées de carrefours, ponts, quais…Notre objectif se rapproche, tout illuminé.
Encore quelques zigzags, quelques hésitations (des signaleurs ont dû déserter les lieux avec une partie du balisage….), et nous voilà à quelques enjambées, et quelques marches de l’arrivée…Passage éclair à travers un petit chapiteau-podium, canalisés le long de rangées de spectateurs scandant divers encouragements, nous voilà arrivés … au début (et avec le ticket d’accès, SVP !) de l’ultime ascension de 360 marches qui nous mèneront vers la finale de notre épopée parisienne.

Ca y est !! Après 11h16’ de course, nous sommes particulièrement fiers (surtout Isa qui ne pensait pas pouvoir rallier l’arrivée) et heureux d’avoir réussi à boucler cette nouvelle aventure ! Il pleut des cordes !!
Il fait relativement froid une fois arrêtés; vite le polo souvenir, l’ascenseur, des vêtements secs et le retour pour un repos bien mérité, après un petit débriefing et un moment de relâche afin de trouver un sommeil paisible.

Conclusion : sur de telle distance, il est impossible de se donner des règles de course précises, tout pouvant arriver à tout moment. Le fait d’être arrivés au bout sans blessures et en bonne forme est déjà une belle réussite en soi. Le parcours était plus vallonné qu’estimé, il ne faut pas sous-estimer la région parisienne qui regorge de beaux parcours. La météo n’ayant pas facilité notre course.
Et carton jaune à l’organisation. Certains ravitaillements étaient insuffisamment approvisionnés ; il aurait été souhaitable de prévoir un appoint d’eau possible au contrôle du km 47, en cas de coup dur ; il manquait visiblement des signaleurs et des balises à certains endroits, surtout en fin de parcours alors que nous étions en pleine ville ; il manquait apparemment de poste de secours à l’arrivée. Et un peu d'animation à l'arrivée au premier étage ....Dommage !!
Les organisateurs dénombrent 19% d'abandons (soit 300), et ceux qui n'ont pas eu le courage de monter jusqu'au 1er étage ....ne sont pas classés !!

Résultat : (http://www.topchrono.biz)
11h16’23 – 871e sur 1256 (général) – 140e sur 224 (V2H)

Isabelle : 11:16:22 - 866e - 18/27 (SEF)
Ferrid : 10:45:51 - 675e - 99 / 224 (V2H)
David : 11:48:38 - 1034e - 16/29 (V3H)


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