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UT4M 2019
Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans.
Comment on devient sportif sur le tard ?
Lire ici.
Ce blog n’a pas la prétention de me mettre en valeur.
Outre le côté archivages, il a pour but de donner envie à d’autres de se lancer, ou simplement de découvrir.
L’idée m’en a été donnée après mon premier défi « trail », en août 2008 (98 km autour du Mont Blanc - CCC), avec une énorme envie de partager mes impressions. Et petit à petit, j’ai pris autant de plaisir à « raconter » qu’à courir …
Mes 10 premières années de courses à pied : découvrez la rétrospective dans le détail ici.
N'hésitez pas à me rendre visite régulièrement et me laisser vos commentaires. Merci.
Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"

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mardi 16 mars 2010

• RAID AVENTURE GRAND SUD MAROCAIN

http://marchercourir.over-blog.com/

Du 13 au 20 février 2010


Vendredi 12 février
Départ de Luxembourg en direction de Marrakech. Vol sans soucis. Débarquement sous un ciel voilé mais une réelle douceur. Le dépaysement est déjà total ; au loin, nous apercevons les sommets du Haut Atlas enneigés. Transfert à l’hôtel Imilchil, et sans traîner, ballade découverte de cette ville : la Médina, les remparts, place Djemaa et les souks sont pour moi une vrai nouveauté.
Coucher de soleil en terrasse, négociations diverses (tout, ici, se négocie), dégustation de produits typiques et retour à l’hôtel (suivant nos notions d’orientation, un peu au pif…bof, on est là pour découvrir, non ?), demain il faut se lever tôt.

A savoir :djebel = montagne
oued = cours d’eau intermittent alimenté par les eaux de pluie

erg = vaste étendue couverte de dunes dans les déserts de sable
reg = étendue désertique formée de cailloux

JOUR 1 : Samedi 13 février, Prologue d’IKNIOUN dans le Djebel SAHRO - 19,7 km
Lever tôt (04h30) et rencontre de la vingtaine d’ « aventuriers » présents. Certains déjà bien éveillés, d’autres aux petits yeux.
5h, chargement des 4X4, départ pour Ouarzazate, rejoindre le reste du groupe. Le ciel est voilé, il ne fait pas très chaud, la pluie menace. 5 bonnes heures de route seront nécessaires pour boucler les 204 km via la route de montagne tortueuse (heureusement pas enneigée). Pause petit déjeuner en route. Ouarzazate, le reste de la troupe. Isa a déjà quelques connaissances, me présente, je découvre les autres ; tout le monde a l’air motivé. Quelques éclaircies, mais le temps restera frais avec beaucoup de vent. Petit briefing des GO (Jean-Paul, Ali et Mohammed), et transfert sans tarder vers le lieu de départ du prologue. Déjà de très beaux paysages défilent devant mes yeux émerveillés.

Les aventuriers :
45 français (Ardèche(5)- Bretagne (26)- Lorraine (2)- Loire (3)- Normandie (4)- Paris (5)
1 représentante du Luxembourg
1 Suisse
1 Belge
Jean-Paul, le "Gentil Organisateur" (t-shirt noir)
entouré de nos guides berbères les 2 Mohammed et Ali.


Nous voilà donc à pied d’œuvre, à IKNIOUN dans le DJEBEL SARHO, pour notre première étape de 19,7 km. Cette fois, on s’équipe « course » et nous prendrons notre premier déjeuner (dîner pour le seul belge que je suis) en pleine nature. Je découvre l’organisation de tel périple au fur et à mesure et essaie de trouver mes marques et de m’organiser. Pas évident. Avec les 49 aventuriers présents, deux groupes sont formés : les marcheurs (+/- 20) et les coureurs (+/- 30). Les marcheurs partiront toujours environ ½ h avant les coureurs (dont je fais partie).
Objectif : rejoindre l’arrivée suivant son allure, pas de chrono, pas de classement, juste se faire plaisir et découvrir.

13h50 : départ sous un vent fort et frais (froid, pour moi qui suis frileux !) à une altitude de 2035m quand même ! C’est simple, il suffit de suivre les indications du road-book : cap 240° sur 4 km, puis 200° jusqu’au bivouac en suivant la piste (!!), ou au GPS en entrant les coordonnées (bon, là, je n’y connaît encore rien, ce sera pour un peu plus tard…). Je m’arrange pour ne pas courir seul, et faire connaissance de mes nouveaux compagnons et compagnes pour une semaine. Direction la montagne qui est devant nous. Les 4X4 nous dépassent, avec nos bagages. Passage au col à 2300 m et descente régulière vers l’arrivée à env. 1500m. Toujours sur une piste bien rocailleuse, nous traversons des paysages splendides et variés, dignes de décors de cinéma. Au détour de chaque virage, cela me paraît de plus en plus beau. D’ailleurs, j’ai vraiment l’impression d’évoluer dans de l’irréel.
« Pince-moi, pour voir si je ne rêve pas ! ».
Le soleil nous rejoint, mais toujours ce vent fort. De petites habitations isolées, quelques enfants, une école perdue en pleine nature, un sol aride et rocailleux à l’extrême, des roches de toutes les couleurs, des plateaux lointains, et une petite oasis, un palmier perdu là, tout seul. Après environ 2h de course, nous rejoignons les premiers qui sont « normalement arrivés, d’après le GPS ». Et rien, pas de 4X4. « Bon, on continue, c’est la seule piste ». Il nous faudra encore faire plus de 3 km pour, enfin, apercevoir, là-bas dans le fond, notre bivouac. L’emplacement a dû être décalé pour des raisons pratiques. Total du jour : 23,1 km en 03h.
Attendre Isa, monter la tente (toujours sous un vent fort), le soleil se couche rapidement, la température chute et …le vent aussi. C’est notre premier repas du soir en communauté : couscous. Et ça parlote de tous côtés, il y a tellement de choses à dire (les sensations,, le décor, les bobos,...)! Et puis l’étape a fait ses premières victimes : un blessé (épaule probablement fracturée) et deux gastros. Quant à moi, je ressens uns légère surchauffe à la plante d’un pied, due à un manque de protection NOK, et une belle ampoule à la clé.
Briefing du lendemain : l’étape sera raccourcie des 3,4 km que nous avons fait en plus. Il faut donc modifier les pointages km, les points GPS restent d’actualité.

JOUR 2 : Dimanche 14 février : Djebel SARHO, la piste des écureuils vers NEKOB - 31,7 km
Notre première nuit en bivouac a été calme. Au petit matin, très beau lever de soleil, temps légèrement couvert, il fait doux et pas de vent. Petit déjeuner copieux, à la française.
Départ à 09h, pour une étape ramenée à 28,3 km. Je n’ai pas encore eu le temps de me faire expliquer le fonctionnement du GPS, ce sera pour ce soir. Nous suivons une piste bien praticable, traversée de village, une auberge (si, si !!), des figuiers et palmiers ; nous attaquons la montée d’une belle colline, passage au CP1 (un 4X4 avec quelques « friandises » et de l’eau) , un oued dans la vallée, et une superbe oasis avec palmiers et maisons. Passage près d’une mine à flanc de colline (extraction de minéraux).
Pause repas sur le plateau supérieur (1340m). Il fait plein soleil avec un léger vent et quelques nuages d’altitude. Le temps de regrouper tout le monde, l’incontournable thé chaud et réconfortant, prendre le repas, petite sieste et soins des pieds, nous repartons 2h plus tard.
Descente régulière sur N’Kob, par la piste ; puis je me retrouve seul à l’approche du village. J’aurai quelques hésitations, le road-book n’étant pas très clair, je suis des traces, pour finalement apercevoir quelques t-shirts de couleur au loin devant moi. Il ne me reste plus qu’à suivre à vue pour rattraper ce petit groupe. En traversant le village, nous suivons une superbe palmeraie et quelques vestiges de bâtiments anciens. On suit la route goudronnée pour rejoindre les 4X4 qui vont nous transférer vers le bivouac. Il est 14h50. Il aura donc fallu presque 4h pour boucler l’étape, sans compter la pause, + 1h de route et piste dans un confort approximatif vers les dunes de Tarhbalt.
Montage des tentes dans le sable, sous un vent léger. Je profite d’un peu de temps libre pour me former à l’utilisation du GPS. C’est Christian, l’ardéchois et spécialiste qui s’y colle.
Toilette approximative, surtout les pieds (soins des ampoules pour pas mal d’entre nous…), entrées des coordonnées GPS du lendemain ; repas animé ( il y en a toujours bien l’un ou l’autre qui a un bon mot à placer), distribution des t-shirts souvenir de l’organisation et badges nominatifs (pour que chacun sache qui est qui), briefing du lendemain et dodo.

JOUR 3 : Lundi 15 février : de la dune de TARHBALT à RICH MERZOUG par l’oued TARHBALT - 38 km
La nuit fut agitée : le vent s’est levé et nous avons subi une belle averse. Au lever du jour, le soleil est bien présent mais le vent aussi. Il se calmera quelque peu à notre départ. L’avantage est que la pluie a fixé le sable au sol.
Mémé Marie, comme elle aime à se faire appeler, la doyenne du groupe (64 ans !) se tracasse pour l’utilisation de son GPS, entre deux lignes de tricot ou un bon mot bien placé (car elle est plein d’humour, Marie-Françoise !). Le spécialiste du groupe la rassure en lui prodiguant à nouveau quelques explications. Le ciel est bleu el la t° monte petit à petit. Les plateaux désertiques où nous allons évoluer se situent au min à 700m d’altitude.
Départ à 9h, dans les dunes de beau sable, droit devant au GPS (cette fois, il me faut gérer) Dunes de sable et rocaille se succèdent, avec ici et là un petit buisson avec ce qui semblent être des petites pastèques (bèèèèèrk, c’est immangeable…), qui nous font improviser une partie de pétanque. Ali, un de nos guides marocains, nous conseille de prendre sur notre droite vers le début de la vallée. Que nenni, nous suivons nos coordonnées et sommes amenés à descendre dans le petit canyon pour rejoindre le lit de l’oued, via un superbe petit coin arboré et en culture. Nous suivons donc le lit de l’oued en zigzaguant entre zones claires (sable dur) et plus foncées (sable mou), plus humide, passages rocailleux, pendant environ …18km ! Quelques belles rafales de vent se font sentir (de dos, heureusement).
Pause repas (je « merde » un peu avec mon GPS, mais ça commence à venir…), le vent se renforce, quelques gouttes sont ressenties. 2h de pause, cela paraît long, mais permet de relater son vécu et faire mieux connaissance entre nous. Et puis….on est en vacances, non ? Nous repartons sous une petite averse et toujours ce maudit vent fort. Plus loin, je décide de me tester au GPS, quasi seul (mais en gardant contact visuel au loin, on ne sait jamais…), et quelques km en bonne allure, histoire de se défouler un peu, toujours poussé par le vent de sable qui nous oblige à nous protéger davantage.
 
Arrivée au bivouac, au pied du Rich Merzoug (mais pas du bon côté …merci les guides !).
05h30 pour boucler les 38 bornes.
Très vite, la t° chute et le vent ne nous facilite pas la mise en place de la tente !!

 

lien vidéo

 Le repas est toujours très attendu, le sel, les épices ( Maroc, spécialité épices qui manquent toujours à table !! « Sel, siouplait, poivre SVP, cumin, vous connaissez ?? » … je ne citerai pas de nom …), moment de réconfort, d’anniversaire à fêter (bonbons, spécialités locales bretonnes ou autres chocolats suisses…). Ensuite, la tente berbère se transforme en hôpital de campagne, avec le chirurgien Mohammed, les assistants épongeurs et éclairagistes, aux petits soins des pieds meurtris garnis d’ampoules plus magnifiques les unes que les autres (facile de se moquer quand on n’est pas « atteint » !!).

JOUR 4 : Mardi 16 février : de RICH MERZOUG aux dunes du MAIDER - 30 km
Heureusement qu’il y a le road-book pour me signaler quel jour on est, car je suis complètement décalé (et ça fait un bien fou !!) de la vraie vie.
La nuit fut calme, pratiquement sans vent. Lever du jour sous un ciel bleu immaculé, il ne fait pas chaud ; le vent se lève avec le soleil (m’enfin, encore lui !!!). Nous sommes du mauvais côté de la montagne, il faudra attendre que le soleil monte encore pour sentir ses rayons ardents.
Notre ami Didier, qui avait lourdement chuté sur son épaule le premier jour, sera rapatrié ce jour vers un hôpital de Ouarzazate, la douleur est de plus en plus forte.
Départ habituel à 9h (pour les coureurs, les marcheurs nous devançant, comme tous les jours). Il semble que le groupe « coureurs » se réduit quelque peu ; certains préférant débuter en « marcheurs » et prendre l’allure en cours de route, suivant leurs capacités et envies. Nous nous dirigeons vers le Djebel Tibert qu’il nous faudra franchir via le sommet (pas très haut, 850m). Nous profitons de ce magnifique point de vue sur les immenses étendues de sable et pierriers qui nous entourent pour réaliser la « photo internationale » : Luxembourg -France-Suisse-Belgique. Les paysages sont toujours aussi magnifiques et variés qu’il est impossible de ne pas s’arrêter de temps à autre pour s’extasier devant ces beautés que la nature nous offre !! Et notre allure volontairement réduite afin de profiter un maximum de ces « cartes postales » grandeur naute.
Pause repas, où chacun tente de se protéger du vent derrière quelques maigres buissons. Puis soudain, le temps se couvre, le vent se renforce encore faisant se lever une petite tempête de sable. Il faut nous protéger (couvrir un max de peau…), et les mollets en prennent pour leur compte (sablés !!). D’abord de dos pendant plusieurs km, il nous faudra affronter cette soufflerie de ¾ avant sur le reste du parcours, jusqu’au bivouac. 4h30 pour 30 km. Cette fois, c’est bon, je maîtrise mon GPS !!
Et affronter à nouveau le montage de la tente ( derrière une dune où nous pensions être protégés, mais ce fut le contraire, le vent tournoyant rentre partout et dans tout !!). Le ciel dégagé nous offre un splendide coucher de soleil (avec une bonne petite laine sur le dos !), et une superbe carte des étoiles que nous avons l’impression de toucher.

JOUR 5 : Mercredi 17 février : des dunes du MAIDER à la passe de EL MAHARCH - 41 km
Finalement, la nuit a été calme, le vent s’étant couché aussi. Un superbe lever de soleil sur les dunes nous encourage à nouveau. Aujourd’hui, il s’agit de la plus longue étape.
Départ droit devant nous, dans ce plateau immense dont on ne voit quasi pas le bout (en fait, un immense lac asséché dont certaines plaques de boue nous rappellent qu’il doit encore y avoir un peu d’eau dans le sous-sol). Suivi de la traversée de cultures et palmiers, dont l’irrigation fait ressortir le vert intense de la végétation. Et le regard intrigué de la maigre population locale qui doit nous prendre pour des sauvages. Lors de la traversée d’un village, je ressens une vive douleur au pied : c’est une épine d’acacia qui, de ses 4 à 5 cm de long, a traversé la semelle de ma chaussure pour se planter dans mon pied d’un bon demi-centimètre. Il me faut déchausser et réparer cette « crevaison lente » en enlevant cet objet parasite. Ce sera ma seule véritable « blessure », mon ampoule du premier jour s’étant éteinte dès le lendemain.
La pause de midi se passe sur un plateau dégagé, plein soleil, vent moyen. Mon appareil photo commence à gripper avec le sable et éprouve bien des difficultés à sortir l’objectif. En forçant, il me bouffe les piles le temps de le dire. J’aurai encore juste le temps de faire quelques clichés pour finalement me trouver sans batteries. Tant pis, je profiterai des photos des autres…
Ensuite, cap vers le nord, la t° monte encore, il fera chaud cet après-midi. A travers des étendues immenses de cailloux (mais ils n’ont donc rien d’autre à faire que de s’amuser à mettre des cailloux partout, pour nous empêcher de poser les pieds à plat ??), nous arrivons à la très large traversée de l’oued El Maider (environ 3 km de large) asséché. Splendide et magique!! Au loin, un troupeau de dromadaires ….Nous nous dirigeons vers la gorge El Mahrach, endroit tout aussi déroutant , dans laquelle circulent quelques camions sur une piste si tortueuse que nous les dépassons en courant (ils doivent rouler à du …5 km/h, mais ils prennent leur mal en patience). Le bivouac est à la sortie de cette gorge, à côté d’une … auberge !
06h45 pour cette longue mais splendide étape (hors pause de midi).
Le temps de récupérer un peu, choisir un bon emplacement, et le vent, qui s’était calmé, se remet à souffler, histoire de ne pas nous faciliter la vie pour installer notre dortoir !

JOUR 6 : Jeudi 18 février : de MAHARCH aux dunes d’OUZINA, par TIZI N’GUIDOU et dunes d’HI REMLIA - 35,6 km
La nuit, nous subissons une grosse averse ; et le réveil se fait sous la pluie ! Moins marrant pour replier la tente …juste après un orage soudain! La journée commence bien. La météo n’est pas optimiste paraît-il….
Au moment du départ, il fait sec, avec …un vent fort (pour changer !). Et c’est parti …dans les cailloux ! Et les orages nous ont précédés, car le terrain est bien humide partout. L’avantage est que le sable fin ne vole pas, mais le terrain est gras et boueux, voire glissant à bien des endroits.
Mais plus on avance, plus le ciel se couvre à nouveau. Passage dans de grandes dunes, on se régale.
Le ciel se dégage pour la pause repas, il fait frais, beaucoup de vent toujours…Puis de gros nuages s’accumulent, nous décidons alors de repartir, car il ne fait vraiment pas chaud. Juste le temps de faire quelques foulées, le vent forcit, le sable décape la peau, puis c’est l’orage. De grosses gouttes nous frappent accélérées par la force du vent, on croirait de la grêle ! Certains ne sont pas rassurés…courir….courir… Puis l’orage nous dépasse, ça se calme, ce fut une demi-heure de crainte. L’étape s’achèvera dans un terrain détrempé, collant. C’est assez surprenant à vivre en plein désert.
05h20 pour les 35 km.
Reste à profiter de la soirée pour sécher un maximum, le vent aidant bien.

JOUR 7 : Vendredi 19 février : d’OUZINA vers TAOUZ par l’oued ZIZ, en direction de MERZOUGA - 39km
La nuit fut d’abord très venteuse, puis plus calme. Toujours un très beau lever de soleil, grand ciel bleu et vent léger. Finalement, s’il a fallu passer par cet orage pour « remettre » le temps, tant mieux !!
Le nombre de coureurs diminue de jour en jour : la photo en dénombre une petite vingtaine. La t° monte et il fait relativement vite chaud. Tant mieux, c’est pour ça que je suis venu !!
Le terrain est assez roulant, on s’habitue aussi. Mais si de loin on a l’impression que c’est tout plat, c’est loin d’être le cas, nous traversons une succession de multiples bosses et de grandes flaques d’eau qu’il n’est pas toujours aisé de contourner (certaines en profitent même pour se faire porter… !). Le soleil est de plus en plus présent. Sur la deuxième partie de l’étape, nous traversons par deux fois une petite rivière encaissée, dont il faut escalader la rive pour s’extirper de ce bourbier (pour rien, car apparemment il était facile de la contourner …) et terminons les derniers km sur un terrain spongieux (on croirait courir sur un matelas !).
Longue mais rapide étape : 4h30 pour les 39 bornes.
S’ensuit un transfert en 4X4 d’une vingtaine de km vers le bivouac à MFIS, au pied des grandes dunes.
Oh miracle : montage des tentes SANS VENT !! « On n’attendrait pas que le vent se lève pour monter la tente, c’est plus marrant !! »
Nous en profitons pour prendre le repas à la belle étoile (sauf pour les plus frileux), suivi d’une petite soirée « blagues et devinettes » !
Cette fois, je tente la nuit à la belle étoile : pas très chaud, mais un ciel superbement étoilé !!

JOUR 8 : Samedi 20 février : traversée des dunes de MERZOUGA - 12km
Là, c’est la cerise sur le gâteau : pas un poil de vent et superbe (un de plus…) lever de soleil sur les dunes !
Dernier parcours dans le sable vierge du sud marocain. Ça part dans tous les sens, chacun à sa guise, chacun à son allure, à la boussole, au GPS, au fil des crêtes des dunes. Je reste à papoter en fin de peloton et nous décidons de profiter pleinement de cette dernière portion en marchant, se régalant des descentes et remontées de dunes. Des points de vue magnifiques, un ciel splendide, le soleil qui chauffe, nous tentons quelques sommets de grandes dunes : yeaaaahhhhh !! Notre périple se termine après 2h30 de plaisir par la traversée d’une superbe palmeraie abritant des cultures. Rassemblement général et dernier repas pris sur le terrain.

Transfert en bus et 4X4 vers Ouarzazate, à 350 km, non sans mal : malaise de Géraldine qui nous oblige à un arrêt « secours » ; et panne sèche à 300m d’une station service et à 2km de l’hôtel. Ouf, finalement, après …. 6h de route, nous retrouvons l’hôtel et pourrons profiter d’un bon bain bienfaiteur !!

Et voilà, les 243 km seront bien bouclés, en 7 jours.

Une très belle soirée berbère nous a été concoctée, tout le monde bien présent et en forme. Suivie d’une sortie en ville pour les plus valeureux jusqu’aux petites heures, histoire de se « dégourdir les jambes » (!!??) et tester les « petits taxis » locaux.

Dimanche 21 février, c’est le départ par groupe, les « au revoir et à la prochaine », ceux qui rentrent au plus tôt et reprennent leur vie familiale et boulot dès lundi ……Et ceux qui, comme moi et ma fidèle « gazelle », prolongent d’une petite semaine de farniente-tourisme vers la côte … ! On va s’gêner, tiens !!

Mon album photo ici (299)


Liens vers les albums des autres participants :
Olivier (128)
Jacques (97)
Gérard (163)
Dominique (91)
Damien ( ?)
Christian (134)
François (125)
Eric Le Dreff (34)
Marie.c (206)
Yann S (150)
Jakez (129)
Jean-Luc (176)
Tom le Gallic (128)


En conclusion : une super, superbe et magnifique aventure dont je ne regrette aucun instant. J'y ai découvert et appris plus en 15 jours que sur les 20 dernières années !! Merci et chapeau à toutes et tous pour votre bonne humeur, votre volonté, dévouement, entraide, friandises, bons mots, anecdotes,...Et un grand merci particulier à Isabelle de m'avoir embarqué dans cette aventure !
Je n'ai qu'une envie : vous retrouver pour un nouveau périple ! A bientôt ....


mercredi 10 février 2010

• Karim'HOC, raid d'orientation forestier en 2 jours



http://www.karrimhoc.be/

Samedi 06 et dimanche 07 février 2010

Depuis quelques années que j'entend parler de ce "Karim'HOC", cette fois ça y est me voilà à pied d'oeuvre, au sud de Couvin, à cheval sur la frontière française. Ou plutôt, nous, car il s'agit d'une course par équipe de 2, et je retrouve avec plaisir ma complice orienteuse Isabelle.

Notre objectif est clair : 1. ne pas se blesser (en référence aux déboires d'Isa en 2009...); 2. ne pas s'emballer, bien se positionner et encore apprendre; 3. faire un classement "honorable".

Samedi.
Nous nous retrouvons à plusieurs équipes de notre "BABA Club", et même notre président Iwan, forfait ce week-end, mais venu nous encourager. Sympa ! La concurrence va être rude !


Le temps est légèrement couvert, et la température positive de quelques petits degrés.

Au premier coup d'oeil sur la carte, les zones ne semblent pas trop difficiles, malgré tout pas mal de dénivelé à certains passages. Où vont-ils nous envoyer ?? Mystère.
Le départ de masse officiel a lieu à 1,5 km de la salle "secrétariat", côté France, dans la "Forêt Domaniale". Nous nous y rendons relax, 10 min plus tôt, et nous voilà ....perdus, dès le premier carrefour ! Ca commence bien, impossible de trouver le chemin qui mène au ...départ ! C'est finalement sur les conseils avisés d'un camping-cariste (merci Iwan...), puis d'un cycliste, que nous trouverons cette fameuse ligne avec au moins 5 min de retard. Certains terminent déjà le repérage des balises, voire sont déjà élancés sur le parcours ! Qu'importe, pas d'affolement, la journée est encore longue.

Pour les non-initiés, on nous fournit, à notre arrivée au secrétariat, une carte couleur vierge de toutes balises et les cartes de pointage. Juste après le départ officiel, on nous donne alors une carte noir et blanc sur laquelle sont positionnées les balises, ainsi que la dénomination du poste (une précision supplémentaire de détail du terrain). A nous de reporter les balises sur notre carte couleur (sans se tromper !!), voire de courir avec la carte N&B (moins pratique et nettement moins lisible, réservé aux "pros")


Et nous voilà parti pour 19 postes à pointer DANS L'ORDRE, endéans le temps limite de 06h. "En gardant les pieds secs au moins pendant le premier quart d'heure" me précise Isa. Ce sera à peine un petit 1/4h, car d'emblée, nous sommes amenés à emprunter un chemin gorgé d'eau. Et si, sur la carte, rien n'attirait notre attention sur la "particularité humide" du terrain, nous aurions dû nous méfier de l'intitulé de la zone "Le Grand Marais" ! Zone de quelques km², gorgée d'eau par la récente fonte de la neige et les pluies des jours précédents, jusqu'à s'enfoncer jusqu'au genou et patauger dans des restes de neige-eau bien froide. Une avancée très lente, qui nous fait galérer entre les postes 2 et 3. Nous ne sommes qu'au début, ça promet ! Ensuite, le terrain s'améliore "un peu", les grands chemins étant encore enneigés et glissants. Les balises suivantes, sur des terrains nettement moins humides, seront trouvées sans trop de difficultés, sauf que certaines distances sont relativement longues et les nombreuses "zones interdites" (hachurées en rouge) nous font faire pas mal de détours.
A la "11", nous traversons 3 fois le ruisseau (qui marque la frontière) sur un petit pont de fortune très glissant, pour rien, pointage de la balise, et re-traversée mais cette fois droit devant, exit le pont !
La "14" nous fait perdre du temps, nous étions certains d'être au bon endroit, et elle était planquée dans la petite sapinière d'à côté. Nous émettons un doute quand à son bon emplacement...Les dernières sont plus rapprochées, heureusement, car je souffre d'un manque de régime sur la fin. Nous touchons finalement au but après 04h45' de course.

L'arrivée se trouve dans un village de vacances bien sympathique, niché en plein bois, avec de petits chalets isolés, cosy et bien équipés. Un bon thé chaud, un bon bain, un peu de détente, débriefing; se ravitailler (nourriture et boisson(s) ...qui a dit Chimay ???), une bonne nuit de sommeil et nous voilà retapés pour une nouvelle journée de "défoulement".

Dimanche.
Un brouillard, heureusement pas trop épais, recouvre la région.
Départ de masse à 09h30, hormis les concurrents classés dans la demi-heure qui suit les premiers. Ceux-là s'élancent de 3 en 3 min.
Pointage, rapide coup d'oeil : nous terminerons par le "Grand Marais" !!
Les 5 premières sont trouvées sans difficultés; nous passons à côté de la 6 sans la voir, repositionnement, demi-tour, pointage, ouf! Malheureusement, en repliant ma carte, je perds la copie N&B avec les dénominations et n° de postes. Tant pis, pas question de faire à nouveau demi-tour, on s'en passera.
Ensuite, passage de la frontière. Je me gamelle en allant chercher la "10". Les distances entre balises s'allongent et, par moments, nous avons plus l'impression d'être sur un trail.
En descendant vers la "12", sur un bon chemin, nouvelle chute de tout mon long dans une grosse flaque de boue !! Me suis pas loupé, méconnaissable, trempé. Isa se marre. Pas de bobos. Je saute dans le petit ruisseau qui longe pour me débarbouiller quelque peu (et surtout la carte, qui heureusement est plastifiée !). Et c'est l'attaque du poste "13" au sommet d'un point rocheux qui nous fait faire une petite partie d'escalade. Retour sur nos pas, plusieurs km de course, dénivelé, et ... approche du Grand Marais. Car la "15", nous l'avons vue la veille, et savons qu'elle est déjà plantée dans cette zone "humide". C'est en repartant de là que je prendrai ma ... 3e chute !! Y'a des jours, comme ça..."Cette fois, y'en a marre, lève tes pieds, bon Dieu", me reprochère-je intérieurement !!
De nouveau longue distance marécageuse vers la "16". Long, inmprécis et humide vers la "17", qui nous donnera du fil à retordre, bien planquée dans une ancienne carrière entourée de coupe-feu tous ressemblants. Plus que 2 postes, passage de barbelés, et nous voilà arrivés.


Heureusement, la perte de notre carte "repères" ne nous a pas trop perturbés.
05h26min pour déguster avec bonheur thé et chocolat chaud bienvenus.



Pas de douches, vestiaire un peu frisquet; une bonne bière avec l'équipe (qui a encore dit Chimay ??), une brochette pour la route et retour maison.

Bilan : satisfait de notre prestation, galères limitées, plus long que technique sur pas mal d'endroits, c'était malgré tout très physique avec cet immense marais. Nous avons récupéré 3 places au classement. Il fallait non seulement tenir la distance, mais pointer TOUT et dans l'ordre et rentrer dans les délais. Notre complémentarité nous a de nouveau permis de boucler tout cela !

Très bon week-end, et nous pensons déjà au suivant qui nous emmènera sous la chaleur du désert marocain, une autre aventure !!

RESULTAT :
26e (n°35) RONGVAUX - MICHALAK - 5e en Mixte

Samedi 04:45:38 (29)
Dimanche 05:26:32 (25)
Cumulé 10:12:10
42 équipes partantes, 28 classées.

Les organisateurs précisent, après coup : "Veuillez nous excuser pour la longueur imprévue des parcours : des zones interdites nous ont été imposées 2 semaines avant l'épreuve alors que les parcours étaient bouclés."


vendredi 5 février 2010

• Trail des Lucioles Soironnaises

http://www.lescoureurscelestes.be/

Dimanche 30 janvier 2010



Trail nocturne (départ à 18h), 24 km, pas de ravitaillements.

Rude hiver cette année !! On a failli ne pas y aller, puis la situation météo s'est améliorée, puis dégradée le matin même dans cette région. Après tergiversations, nous avons fini, Thierry, Jean-Paul et moi, par prendre la route et rejoindre avec d'infinies précautions, après la traversée de nos "hautes Ardennes" (Baraque Fraiture culminant à 674 m), cette région de Soiron, dans la vallée de la Vesdre. Une couche de neige pas trop épaisse nous attend, mais verglas bien présent. Nous arrivons vers 17h.

Nous retrouvons notre ami Fred, finisher CCC, Alain (UTMB), Marie-Anne (CCC) et bien d'autres têtes connues, dont un certain Wouter Hamelinck, plusieurs autres finishers CCC et UTMB et même PTL !! Du beau monde, quoi !!

Quelques foulées d'échauffement, réglage des frontales (et ventrales...), prêts pour le départ. Il fait juste quelques degrés sous 0.
Thierry, Jean-Paul et Fred

18h : "on attend encore une dizaine de minutes pour qu'il fasse bien noir", nous lance l'organisateur des "Coureurs Célestes" !


Et voilà, c'est parti pour 21 km (annoncés, mais en réalité ce sera 24) de découvertes dans la pénombre d'un clair de lune intermittent. Les premiers km s'enchaînent gentiment, traversée de villages, passage étroit entre des haies (on en profite pour papoter et faire l'une ou l'autre photo...)

De superbes passages, tantôt sur chemins, tantôt en plein bois, hors chemins, traversées de ruisseaux, passages boueux, ça monte et ça descend sans cesse.

Le rythme est assez élevé, faut bien regarder où on met les pieds, ne pas louper le balisage, ne pas courir trop près de celui qui est devant. C'est pour cette raison que, à plusieurs reprises, je prendrai le devant de petits groupes, histoire de mieux positionner mes petits petons, et mieux repérer où je vais les poser !!

Les deux premiers tiers de la course se passent sans trop de difficulté, les dénivelés, tant en montée qu'en descente, n'étant pas longs ni fort exigeants. J'en venais même à me demander pourquoi cette course avait cette réputation de "dure"??
J'ai vite compris et remisé ma question aux oubliettes, quand j'ai abordé le dernier tiers, nettement plus vallonné, et surtout à environ 5 km de l'arrivée, en bifurquant à droite, à l'angle d'une maison, le mur !! LA montée, que dis-je l'ascension à flanc de colline, sans palier, raide, glissante et interminable, mettant les cuisses à rude épreuve !! Nul doute, ça casse le rythme et ça fait du dégât. La reprise au sommet est nettement plus lente, ça souffle et ça ne discute plus ! Il faut se remettre dans la course, car ce n'est pas fini. Quelques "casses-pattes" sont encore à franchir, avant d'entrendre au loin la voix du speaker à l'arrivée. Mais on n'est pas encore arrivés, ça monte, ça redescend encore, ça glisse de plus belle.
Et on termine par une superbe descente dans un grand champ recouvert d'une dizaine de cm de poudreuse, une vraie piste de ski, je m'en donne à coeur joie !! Encore quelques petites encâblures et j'aperçois le village, les sons se rapprochent et bingo, c'est l'arrivée !!

RESULTAT : 87e/353 - 2:40:05 - 4e V2

4 min derrière Fred et 3 devant Thierry, je suis très content de mon temps, bien géré, je pense avoir bien donné. Seules quelques petites alertes de crampes après le passage du "col" sont venues (à peine) perturber ma course sur quelques centaines de mètres, le temps de les évacuer.

Pas de douches car l'arrivée d'eau a gelé (!!), un bon spaghetti (j'aurais mangé un boeuf entier !!) et une bonne bière spéciale (La Céleste), et nous voilà retapé et prêts à affronter les 120 km du retour.
Ca valait vraiment le détour !! A refaire !!


vendredi 8 janvier 2010

• WANTER-TRAIL, Mersch (GD Lux)

http://www.wanter-trail.org

Dimanche 03 janvier 2010


J'ai un petit coup de coeur pour ce trail, car il a marqué mes vrais débuts en trail, en février 2008, suite à mon inscription à la CCC. Il me fallait donc "y aller", franchir le pas des courses nature longues. Je n'en garderai pas un souvenir impérissable, si ce n'est la beauté du parcours et mes difficultés à rallier l'arrivée avec des crampes dans les 5 derniers kms. J'avais alors bouclé les 37 km en 04h20.

Pour cette troisième édition, après un passage à 40 km en 2009 (une portion "route" ajoutée on se demande encore pourquoi...), les organisateurs ont pris la sage décision de revenir au parcours original, soit 37 km. Et si le dénivelé n'est pas conséquent, il n'en reste pas moins quelques passages corsés, l'ensemble étant assez rapide. Seule problématique pour pas mal de concurrents : la trop grande proximité des fêtes, qui n'a pas permis d'éliminer tous les petits excès...
Le problème sera résolu pour la prochaine édition qui est déjà annoncée pour le 12 ....décembre 2010!!

Cette fois, je suis bien décidé à faire MA course : je ne calque mon rythme sur personne, pas de photos en courant, pas d'accessoires inutiles, je ne m'occupe que de ma gestion de course. Malgré les 6 ravitaillements prévus, je pars avec le camel-back, décidant de zapper un ravito sur 2, telle est ma tactique de course.

Un voile de neige est tombé, juste de quoi blanchir le paysage et les chemins. Le départ est donné sous une belle averse blanche qui ne durera pas, la température est de quelques degrés sous zéro, peu de vent, de bonnes conditions de course (pour moi en tous cas).
Après un départ prudent mais pas trop lent, plusieurs dépassements en descente (où j'en profite pour peaufiner ma technique...), vient le premier ravito au 6e km, que je zappe, et me retrouve avec un groupe qui repart mais me semble d'emblée un peu rapide. Effectivement, à quelques encâblures se trouve la séparation 21 - 37 et ceux-là s'embarquent sur le petit parcours. Et d'un coup, le terrain se dégage, seuls quelques concurrents sont visibles devant moi.
Le rythme est bon, les pulsations stabilisées, les petites bosses s'enchaînent sans difficultés. Sur le terrain blanc, il suffit de suivre la trace de mes pédécesseurs pour avoir la trajectoire idéale. Malgré tout, certains passages sont bien verglacés, les ornières et flaques d'eau gelées et la prudence est constamment de mise.
Je fais ma course au feeling, sans jamais regarder ma montre (ni cardio, ni GPS, seul le "profil" avec le kilométrage et les ravitos pointés m'accompagne), m'arrêtant comme prévu un ravito sur deux pour grignoter un morceau de gâteau et boire un peu de coca et de thé.
Les kilomètres s'enchaînent rapidement, sans baisse de régime, les sensations sont très bonnes. Seules deux bonnes côtes seront abordées en partie en marchant, histoire de ne pas griller mes cartouches. Ce qui me permet de rencontrer David Sutter, le Thionvillois, qui est à la traîne, mais avec des circonstances atténuantes après son expédition au Népal..
Cette fois, je veille bien à repérer le fléchage pour ne pas louper un passage (comme l'an dernier...). Heureusement, car je ferai pas mal de km seul.
La dernière portion (5 km), un des plus beaux passages (sentiers étroits et sinueux, marches glissantes, racines et rochers), sera parcourue en me motivant sans cesse intérieurement, pour ne pas lâcher prise, comme j'en ai la fâcheuse habitude sur les fins de course. Et bien m'en pris, la ligne d'arrivée en vue, aucune faiblesse n'est toujours pas apparue (ni de crampes ...) et c'est avec un vrai bonheur que je franchi cette arche bleue quelques secondes après le passage des 03h30. Jamais je n'aurais misé sur un tel résultat, 03:45, voire 03:50 me semblait plus réaliste !!
Ce sera donc un de mes plus beaux résultats à ce jour !!
L'année 2010 commence très bien !

RESULTAT : 20e sur 82 - 3:30:21 - (5:37 /km)- 10.68 km/h - 4e sur 13 VE2