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UT4M 2019
Bienvenue sur mon blog.
Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre ! N'ayant jamais pratiqué de sport, je suis venu à la course à pied par hasard l'année de mes 40 ans.
Comment on devient sportif sur le tard ?
Lire ici.
Ce blog n’a pas la prétention de me mettre en valeur.
Outre le côté archivages, il a pour but de donner envie à d’autres de se lancer, ou simplement de découvrir.
L’idée m’en a été donnée après mon premier défi « trail », en août 2008 (98 km autour du Mont Blanc - CCC), avec une énorme envie de partager mes impressions. Et petit à petit, j’ai pris autant de plaisir à « raconter » qu’à courir …
Mes 10 premières années de courses à pied : découvrez la rétrospective dans le détail ici.
N'hésitez pas à me rendre visite régulièrement et me laisser vos commentaires. Merci.
Bernard. (Bernard RONGVAUX, Virton, Belgique)

"On ne s'arrête pas de courir parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de courir"

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samedi 13 juin 2015

• La Chaussée des Géants, Thueyts (Ardèche)


http://www.lachausseedesgeants.com

Samedi 06 juin 2015
 53 km  -  2850m D+



L'an dernier, à l'issue du Trail du Mont Ventoux, nous avions gagné 2 inscriptions au "Trail de la Chaussée des Géants", en Ardèche. Pour une fois que je gagne quelque chose, que le nom est sympathique (mais jamais entendu parler...) et attirant et de plus dans une contrée qui nous est totalement inconnue, il ne fallait pas hésiter longtemps pour valider nos inscriptions. Et tant qu'à faire un long déplacement (720 km aller, tout de même...), autant profiter un maximum du décor sur le long parcours.

Thueyts....Bon Dieu, c'est au coeur des montagnes ardéchoises, une seule route y conduit....Village peuplé d'environ 1200 athogiens, est le chef lieu de canton. Il est connu pour son Pont du Diable et  La Chaussée des géants, l'une des plus hautes coulées basaltiques d'Europe.


Vendredi 05 juin, notre trajet (9h !!) se déroule sous une canicule, pas moins de 34°C, et la climatisation de la voiture qui nous laisse tomber. Céline qui supporte difficilement la chaleur en est pour ses frais, et arrive complètement exténuée et à la limite du malaise.
Nous logeons dans un charmant petit hôtel quasi en face du lieu de départ/arrivée. L'idéal, quoi !
Le rendez-vous a lieu dans le Parc du château de Blou (datant du XIIe siècle fortement remanié au XVIIIe siècle), charmant endroit, pour le retrait des dossards. C'est plutôt calme, avec un petit village trail, très succinct.
Un décor pas commun.....







Samedi 06 juin, 06h45. Nous voilà sur l'aire de départ, dans la petite ruelle qui jouxte la cour du château. Environ 140 coureurs, ce n'est pas énorme, je pense que nous serons vite seuls sur ces chemins montagnards.
Euh....vous avez du temps devant vous ?? ;-)
07h00 : la petite troupe s'élance, plutôt vite devant, mais beaucoup plus relax derrière, là où nous nous trouvons, avec juste derrière nous le "coureur balai". Il fait déjà presque chaud, la journée est annoncée très chaude, ça promet !
D'abord les petites ruelles pour sortir du village, et puis rapidement un chemin empierré, le tout en pente. Nous nous élevons assez rapidement, et déjà le premier panorama s'offre à nous : de ce côté aussi, ça promet ;-)





On aimerait s'arrêter plus longtemps pour contempler davantage !!
Le profil nous donne une ascension de 900m en l'espace de 15 km environ, avec quelques relances occasionnelles. Cela se confirme, sur une alternance de petits sentiers et chemins rocailleux à souhaits. Un premier petit sommet (Rocher d'Autureyre-750m), km4, et un petit coucou à la Sainte Vierge pour qu'elle veille sur nous.


 S'ensuit un peu d'escalade, puis une belle descente technique, avec de nombreux petits cailloux qui se dérobent sous nos pieds. Et cela monte  encore jusqu'à Gravenne, puis Le Fenadou (1028m) avec le premier poste de contrôle au km 12,5. Il fait déjà bien chaud !




 Direction le premier point culminant, sur chemin en balcon et crête complètement dégagés, seuls des genêts pourraient nous procurer un peu d'ombre, à condition de s'allonger et de planter sa tête dans les buissons :-). Et si nous pensions avoir un souffle d'air, que nenni !! Pas un poil, et la température qui monte en même temps que les chemins s'élèvent. Mais nous sommes gratifiés de magnifiques points de vue, à plus de 180°.




C'est long et ça chauffe dru !!





- Pour l'anecdote, alors que nous étions certains d'être là incognito (qui pourrait bien nous connaître dans ce lieu perdu ??), j'entends soudain, alors que je viens de doubler un concurrent : "Alors, Trévire, le Gaumais !!"Interloqué, je me retourne vers cet autre ....belge ! Et qui vient d'emménager dans notre région, me dit-il !! Incroyable ! Nous ferons un petit bout de chemin ensemble pendant lequel il me raconte qu'il vient ici pour la 3e année et qu'à chaque fois il en bave....Avec une météo très changeante et imprévisible. La montagne, quoi !!

Dans cette première ascension, un de mes bâtons m'a lâché. Continuer sans bâtons est inconcevable pour moi, surtout par cette chaleur (peur des crampes aux jambes, mon gros point faible); je me résigne donc à profiter du seul bâton disponible. Je ferai avec ....
Premier col, 1320m, km15. Il est presque 10h, et la température avoisine déjà les 30° Le premier point d'eau n'est plus très loin. Nous sommes sur un chemin plus large et plus roulant, en crête, en plein cagnard. Le point d'eau (km 18) est -enfin- le bienvenu. La poche à eau est chaude, et on est bien content de trouver de l'eau claire et fraîche.


Eh oui, y'a plus qu'1 bâton ! Pffffff........



Nous arrivons à la Croix de Chaumiène (1274m). Ensuite c'est la plongée vers le ravitaillement complet de Mayres. Il nous faut descendre de 700m sur environ 4 km. Ça promet d'être raide.


Ravito, là, en bas ......
C'est dans cette portion en descente que nous avions prévu de regagner du temps. Céline, accablée par la chaleur en a les jambes qui flanchent un peu et assure sa descente tant bien que mal. Je prends un peu les devants, mais serai vite calmé : la piste (on ne parle plus de chemin ni de sentier ici...) en rocher et cailloux a été débroussaillée et ses herbes folles fanées recouvrent le tout. Essayez de courir sur du foin encore vert, le tout sur des rochers, cela ressemble un peu à du verglas par endroits. Sans compter les pièges (trous ...) cachés par ces herbes. Sur à peine 200m, je me suis tordu 2 fois la cheville et perdu l'équilibre dans un trou qui a failli m'envoyer dans le ravin. Ça calme !!

Euh....Ils appellent ça un .."chemin"  ????

Même les caribous hésiteraient à s'aventurer :-)



Finalement, notre descente sera aussi lente que nos montées....Pas bon pour le chrono tout ça...La barrière horaire n'est pas loin...
Dernier développement en sous-bois et nous pointons au ravito à 11h27'. La barrière horaire étant à 11h30'... OUF, tout juste.

On est bon ?  Oui, à 3 minutes près !!!

 Supportant bien la chaleur en général, je suis pourtant exténué. Et surtout, je n'ai pas l'habitude de boire tant d'eau, mon estomac en est tout retourné. Il me faudra un bon quart d'heure de pause et quelques Coca et eau pétillante pour me remettre un peu d'aplomb. Impossible de m'alimenter solide... Céline est partante pour poursuivre, mais à ce rythme, pas plus vite, ses jambes ont du mal à suivre. Plusieurs concurrents abandonnent ici. Il ne nous faut plus tarder, la prochaine barrière nous attend (14h30 au km 38).
C'est reparti, d'abord sur un agréable petit chemin jouxtant un petit torrent, en sous-bois. Ah, un peu de fraîcheur, toute relative : 34° et pas un poil d'air,  pour nous relancer.... 


 Il nous faut remonter de 940m en à peu près 10 km. Heureusement en forêt pour la grosse partie. Notre progression est lente et interminable avec de nombreuses micro-pauses. Mon seul bâton m'aide sans vraiment m'aider : à force de pousser d'un seul côté, je suis déséquilibré sans m'en rendre compte et c'est mon dos qui encaisse mal. J'ai beau changer de côté, puis essayer avec les 2 mains sur le bâton, rien n'y fait. Décidément,  c'est pas top aujourd'hui....


Nous jouons au yo-yo avec les 2 concurrents devant nous, une fois nous, une fois eux. Nous profitons de quelques rares points d'eau naturels rencontrés pour nous rafraîchir....
Tous les moyens sont bons pour se rafraîchir.....

Col des Pergeyres, 1380m. Point d'eau non officiel juste avant la sortie de la forêt : encore quelques abandons. On nous signale de ne pas traîner, ce sera trop juste pour passer à la prochaine barrière. Il nous reste à gravir encore deux belles bosses (environ 200m D+) en terrain complètement dégagé. Il fait très chaud, c'est un four ici au sommet !!





Beau à couper le souffle !! Bon, ben c'est pas le moment, hein .....


 Rocher des Taillades (1442m), point d'eau dans un petit bosquet. "J'en ai marre de l'eau..."
"Ça monte encore un petit peu, puis c'est la grande descente", nous précisent les bénévoles. Il est clair et connu qu'il ne faut pas tenir compte de ces avis ...c'est rarement fiable ;-)



Il nous faut encore atteindre la Tour des Poignets (point culminant du périple, 1510m), une "bosse " complètement dénudée. Tout autour, des paysages magnifiques dont il faut profiter au moins un minimum !!  Puis petite descente tordue vers le  Rocher D'Abraham (1400m).

Une dernière petite côte, qu'ils disaient ....



 Cette fois, nous basculons sur l'autre versant, pour enfin descendre....Ben..quoique ça ne descend jamais vraiment.....D'abord sur chemin bien roulant. " Enfin, pense-t-on, si c'est roulant comme ça, on pourra probablement passer la barrière horaire".

C'est ça leur descente ..... ??

Mais ce ne fut qu'illusion, car le beau chemin disparaît assez vite, pour faire place aux incontournables momo-traces, puis rochers; et à nouveau ça remonte.
".M'enfin ! ça descendra quand ???"
Longue trace en crête; de nouveau une petite montée ....; et - enfin - la descente.


Piste en rocher, pierriers instables, jambes en coton, estomac noyé, dos en courbature, le temps s'égrène et la barrière horaire se ferme petit à petit.
 "Cette fois, c'est cuit !".

Oui, oui, c'est très instable .......



En effet, cette interminable descente nous amène à Piste d'Abraham (1087m), au km 38, avec 30' de retard sur la limite horaire. Le responsable nous retire notre dossard, et nous permet de continuer, si on veut, en course libre, sans être classés. Las, si Céline était partante après une pause bien méritée, je jette l'éponge, inutile d'en rajouter, sans savoir ce qui nous attend, et surtout pour du "beurre".
Finalement on se retrouvera à 4 concurrent à être rapatriés.

Ah !!! on est contents de vous voir .....!!

Résignée, l'attente est longue ....

 Mais notre périple ne s'arrête pas là. On doit redescendre avec les bénévoles du ravitaillement, qui ne pourront partir qu'une fois le "balai" passé. Cela nous prendra 1h30' d'attente, plus quasi 1 heure de piste défoncée en 4X4, de quoi arriver à la base aussi remué que si on avait continué en courant ;-)
Heureusement, l'ambiance est excellente et les bénévoles aux petits soins !



Ahhhhh, l'Ardèche, on n'est pas prêts d'oublier.
Sur la Chaussée des Géants, en" Hard-dèche", on s'est soudain sentis bien petits.....
Très beau, très technique, sauvage, dur, et trop chaud !!! Dommage .......10 degrés de moins et un petit vent nous aurait permis de parcourir l'entièreté de ce trail !

Sur 156 inscrits, 142 prendront le départ, seuls 108 franchiront la ligne d'arrivée. Le reliquat ont abandonné pour la plupart; seuls quelques-uns, dont nous faisons partie, ont insisté au plus loin qu'ils ont pu avant de se trouver hors délai.

A peine le temps de se doucher que....la pluie tombe !! Ah qu'est-ce qu'on aurait donné pour l'avoir quelques heures plus tôt !!! Mais elle fut de courte durée, juste pour faire déserter la parc du château une fois la remise des prix terminée. Dommage.....

En tout cas, si du côté purement sportif ce ne fut pas une grande réussite pour nous, et qu'il vaut mieux oublier, du côté "parcours", cela restera longtemps dans nos mémoires comme étant un des plus techniques que nous ayons fait !!

Résultat : arrêt au 38e km, hors délai.





vendredi 22 mai 2015

• Trail de La Lesse, Daverdisse (B)


http://www.traildelalesse.be/

Dimanche 17 mai 2015

35 km - 1404m D+

Du vrai plaisir, un bon moment de doute et une finale en déconfiture, voilà le cocktail de "La Lesse" !

Ma bonne course à Bouillon fin avril m'a réconforté dans mon début de saison. Même si entretemps je n'ai que très peu peaufiné mon entraînement, pour ma troisième participation ici, je décide de me tester et de partir plus vite qu'à mon habitude. Déjà pour éviter les éventuels bouchons aux premières difficultés, ensuite pour voir jusqu'où je pourrai tenir à ce rythme.

Je me place dans le premier tiers, et le départ, en descente, se fait effectivement assez rapide. Mon petit échauffement d'avant-course porte ses fruits, je suis plus rapidement dans le coup. Et ça vole à du 11 km/h de moyenne sans forcer.
Le parcours est très gai, varié, vallonné à souhait et les descentes sont un vrai régal. Je me contiens dans les montées afin de ne pas trop me griller, et me défoule dans les descentes techniques "à travers tout". Les portions roulantes sont relativement courtes, ce qui m'arrange plutôt.
Comme ça "roule" bien, je décide, exceptionnellement, de ne pas prendre de photos et de me concentrer sur ma gestion de course. Sachant que chaque photo provoque un petit stress (ne pas bloquer les autres concurrents, ne pas se tromper, ne pas trébucher...) et quelques secondes de perdues, sans compter la relance. Mais c'est un choix....
(Des photos du parcours sont visibles dans mon CR de 2013)

Ravitaillement prévu au 17e km, il sera en fait au 20e. A ce moment, ma moyenne est encore de 10,5km/h., malgré le dénivelé avalé et les passages à gué suivis à chaque fois de belles montées.

Je tiendrai ainsi jusqu'au 25e environ.  Je me doutais bien que je n'irais pas jusqu'au bout à ce rythme là, je voulais juste savoir jusqu'où j'irais...Quelques alertes crampes m'obligent à lever le pied. Ce sera alors environ 5 km de doutes, à gérer au mieux mes muscles bien sollicités.
Et les 5 derniers km seront fait de galères: crampes, et trottinements. Tout en ayant encore la possibilité de me régaler dans les dernières descentes. Le passage du dernier gué, et surtout la montée qui suit, me sera très pénible. Mes bâtons soigneusement planqués dans mon sac me seront alors d'un grand secours. Et surtout pour se farcir le dernier "mur" à quelques encablures de l'arrivée.

Mais pas de regrets, c'était mon choix personnel.
A défaut de pouvoir m'entraîner d'avantage, je reverrai donc ma vitesse globale à la baisse, puisque cela me réussi beaucoup mieux, surtout sur les longs trails. Faut se faire une raison ;-)
Magnésium et entraînement ne seraient pas superflus .....

Finalement, je me retrouve malgré tout à mi-classement, comme bien souvent, ce n'est pas si mal.

Résultat : 04:44:28 - 101e/197
Céline : 04:27:34 - 71e 


mardi 5 mai 2015

• La Bouillonnante, Bouillon (B)


http://www.la-bouillonnante.org/

Samedi 25 avril 2015

35 km - 1600m D+

 Ma 4e participation à Bouillon, cette fois je tente la distance intermédiaire, pas encore faite.
Le 104 km du 10e anniversaire n'est pas à ma portée maintenant; manque de préparation. Pas de regrets....
2 fois sous la pluie et une fois en pleine chaleur. Cette année, ce sera...la pluie intermittente et la douceur.
Dossards, matos, copains...je vous passe les détails habituels..



 Céline s'embarque sur le 56, elle s'est préparée spécialement pour. Elle démarrera devant afin d'éviter au maximum les bouchons traditionnels.
Départ dans la cour du château pour tout le monde, même ceux qui pensent gagner un peu de temps en démarrant juste après le pont-levis. Cette année, le tapis des puces est placé juste à l'entrée du tunnel.


Mais apparemment, tout le monde ne l'a pas compris : le premier départ à l'heure prévue ne nous fera faire que ....2 mètres et puis plus rien. "Cette année, les participants aux 35 et 56 kilomètres étaient invités à pénétrer à l'intérieur du château et à franchir le tapis de chronométrage sous peine de ne pas être chronométrés.  C'était l'intention des organisateurs. Mais dans les faits, faire entrer près de 1000 coureurs dans la cour du château était impossible. Si bien que ce départ de cette dixième Bouillonnante a été complètement raté avec des coureurs bloqués dans les deux sens dans le souterrain pour pénétrer dans la cour. Une belle pagaille au départ" expliqueront plus tard les organisateurs.
Bref, ce n'est que 10 minutes plus tard que le vrai départ est finalement donné.

Comme d'habitude, je me retrouve en plein peloton, mais qu'importe, les premiers bouchons m'éviteront de démarrer trop vite. Et puis j'ai la chance de partir en compagnie de Kilian ;-)

La pluie est fine et le terrain est légèrement gras, ce n'est pas dérangeant. Les 12 premiers km restent inchangés par rapport aux autres éditions: direction le camping, le premier bouchon à la première côte, descente en lacest jusqu'au ruisseau, puis longue montée régulière jusqu'au village de Corbion. Ensuite un peu de route, puis long chemin roulant, et une belle descente qui nous amène au pied du chemin des Crêtes de Frahan. Passages techniques, singles et escaliers métalliques s'enchaînent avec plaisir. De nouveau un bouchon au sommet des crêtes sur une plaque de schiste technique et glissante.




Et tout cela nous dirige sur Frahan et le premier ravitaillement.
Cette première section m'est maintenant bien connue et  passe très bien, sans soucis particulier.

(pour les photos de cette première section, voir l'édition 2009 et 2014)
 
Ensuite, on bifurque à gauche vers le 56 km. Partie connue également, avec de beaux passages en sentiers et rochers, pour laisser ensuite la place à quelques passages plus roulants.
Km 19, c'est la séparation 56-35, et on peut encore choisir sa distance. Je me sens bien mais ne déroge pas à mon choix : je bifurque raisonnablement sur le 35 km...

 A peine 5 km me seront finalement inconnus. Nous empruntons des chemins plutôt roulants, entrecoupés par une descente technique pas très longue, pour finalement remonter en pente douce jusqu'au départ de la  "promenade des échelles", là où aboutit le fameux "mur" emprunté par les parcours 56 et 25 km. Nous, nous en sommes dispensés :-)







Et c'est parti pour la promenade des échelles .....:-)

Cette dernière section m'est donc bien connue aussi et vu ma forme encore bien présente, je sais que je vais me régaler ! Et c'est parti pour des descentes en single-track techniques et sinueux à souhait. Et le fatidique embouteillage au pied des échelles. Mais une alternative a été mise en place, via le talus adjacent et les cordes. Je n'hésite pas une seconde et plonge, d'abord via la corde, puis à côté en glissade sur les talons, pour récupérer la corde en fin de descente pour me freiner. Dans l’exercice, j'en ai doublé quelques-uns... Plus loin, on contourne l'échelle via le bord du précipice, passer sous un arbre et escalader le cocher qui suit. Sujets au vertige s'abstenir ! Et ça relance de plus belle jusqu'à la suivante. Puis, c'est le second "mur", moins long mais tout aussi raide. C'est la queue-leu-leu via la corde, je décide donc de passer légèrement à gauche, là où le terrain est moins remué et l'accroche bien meilleure, ce qui me permet de monter plus vite et de doubler. Je sens que derrière on m'imite ....

Une dernière montée douce nous amène au ravitaillement de Botassart, avec vue sur le "Tombeau du Géant". Pause courte, un peu de coca, et je plonge par plaisir dans la descente en sentier jusqu'au premier passage à gué. Là, je rigole moins, de l'eau -froide (brrrr)- jusqu'à la ceinture par endroit.

Ensuite il faut relancer les muscles refroidis, d'abord un peu à plat, puis en montée. Un peu de technique et nous arrivons assez rapidement au....2e gué. Bouhhhhh, pour moi c'est moins gai....


De nouveaux refroidir les muscles...Je ne suis pas à mon aise, tendu, et failli tomber. En me rattrapant après je-ne-sais-quoi-de-je-ne-sais-où (ah, oui, merci le concurrent qui me suit du coup de main salutaire...). Mais en me crispant, je me cogne le genou sur un petit rocher, pivote sur moi-même avec  le pied de travers...Pfffff ....Enfin la berge ! Dur, dur la relance.....J'étais tellement crispé que je suis au bord des crampes! Bon sang, à peine à 3-4 km de l'arrivée....2 pastilles "sporténine", me détendre et un peu plus loin cela va déjà beaucoup mieux. J'attaque la montée du belvédère (wouahh, la dernière !!) et ensuite, c'est plein gaz en descente rapide (un régal...) vers le pont de la Semois qui marque l'entrée dans Bouillon, mais aussi la montée finale vers l'esplanade du château, avec les nombreux encouragements du public. La dernière relance vers le podium d'arrivée !


(pour les photos de cette dernière section, voir l'édition 2012)

Et en voilà fini avec une belle édition pour moi, sans bobos et que du plaisir !! Et 04h55 à mon chrono, bien content !!
Il ne me reste plus qu'à attendre ..... Kilian (16 ans !!),  que j'ai perdu quelque part après le 20e km environ. Je ne devrai pas attendre très longtemps, il arrive en relativement bonne forme, freiné par quelques crampes d'estomac...et des pause photos d'admirateurs...de son dossard !! Si, si ,véridique !!

Plus qu'à attendre ma Céline...Voir l'arrivée de quelques connaissances, une bonne douche bien chaude (quel bonheur !!), une (non, deux, vous avez raison...) bières, un pain-saucisse,.....
Et que le temps passe vite, Céline est annoncée bientôt. Je me poste dans les escaliers d'accès au château. L'attente ne sera pas très longue, la voilà qui se pointe, avec le sourire et la satisfaction du devoir (plaisir...) accompli : objectif atteint, que du bonheur !! Une belle revanche sur le trail précédent "Au Fil du Bocq"
Même pas fatiguée......allez, si, mais juste un peu :-)
Ma seule déception viendra de la consultation des résultats le lendemain : 05h04. QUOI ?? Non, j'étais sous les 5h, moi !!!
Explication le jour suivant : "Pagaille à l'arrivée. Finalement, on ne savait plus très bien qui avait gagné, avec ce faux départ" avouerons les organisateurs. En fait, donc, le temps du faux-départ n'a pas été décompté et il faut retirer entre 6 et 10min suivant le moment d'arrivée, est-il précisé sur Facebook.
BINGO: je suis donc bien sous les 5h !!!!

Autre point noir sujet à discorde : les price-money offerts aux vainqueurs.
"Pour la première fois, de l'argent était remis aux premiers de chaque catégorie... L'idée étant d'attirer des sportifs étrangers. Très franchement, le plateau n'était pas plus relevé que les précédentes éditions. Et cette pratique est évidemment contraire à l'esprit du trail. Du moins actuellement. Cette initiative sera évaluée lors du débriefing. Mais côté traileurs, il y a une unanimité pour ne pas entrer dans cette spirale", confie Patrick Van Gasse, organisateur, dans le journal....

Quant au 104 km, le parcours a séduit les pratiquants.
"Pour son dixième anniversaire, les organisateurs de la Bouillonnante ont ajouté un 100 km à la belle brochette de courses déjà mises en place (56, 35, 24, 13 km). Une belle initiative saluée par la plupart des participants. Sur 316 inscrits, ils étaient finalement 276 à prendre le départ vendredi soir à minuit dans le château de Bouillon, dans une superbe ambiance de nuit. 100 kilomètres plus tard, ils étaient 196 à franchir la ligne d'arrivée. Très peu d'abandons finalement sur pareille distance. "Mais organiser un 100 km balisé demande beaucoup trop d'efforts. Il n'y aura plus de 100 km l'année prochaine" affirme également Patrick Van Gasse.

Dommage que ces petits "couaks" sont venus émaillés cette édition spéciale 10e anniversaire.
Mais La Bouillonnante restera toujours un des plus beaux et plus durs trail de Belgique !!

Résultat : (05:04:16)- 04:55 - 220e/595 classés - 16e/62 V2
Céline :( 07:50:48) 07:43 - 116e/328- 2e/12 V1F